La tâche s'annonce difficile. Limite impossible, sauf à convertir un maximum de gens haut-placés, pas pressés de vexer un partenaire économique désormais surpuissant. Et la Chine se prépare à
minauder durant un mois, le temps d'accueillir à bras ouverts le reste du monde pour les Jeux Olympiques. Pour l'occasion, le pays se donnera des airs de démocratie. Une simple couverture
évidemment. Un récent reportage télé a montré l'envers du décor. En scène, plusieurs dizaines de salariés d'une entreprise du pays, "réquisitionnés" plusieurs heures par semaine pour apprendre à
encourager. Une sorte de concours national qui permettra aux meilleurs d'entre eux de remplir les gradins des épreuves les moins médiatisées, histoire de faire croire à la popularité des Jeux.
On ne s'y trompera pas. Certains reprochent au blockbuster Astérix le côté "tout en toc" de ses décors. Rien à voir pourtant avec Pékin, où tout sera encore pire. Façon Canada Dry : un coup de
peinture verte sur le gazon pour cacher qu'il ne pousse plus à cause de la pollution, des habitants jetés à la rue pour qu'on ne découvre pas leur modeste condition. Et une soif inextinguible de
tout gagner. Car rien ne viendra troubler le bel ordonnancement décidé par le gouvernement, qui a promis une moisson record de médailles. On plaindrait presque les sportifs étrangers qui n'iront à
Pékin que pour jouer les faire-valoir. Comme dans les autres domaines, la Chine ne laissera rien aux autres. Pas même les miettes. On louera pendant quinze jours leur côté bonhomme. Les apparences
seront trompeuses. Le vrai visage de la Chine ? Demandez à Taiwan ou au Tibet...
Lundi 4 février 2008
par B.R.
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"Je n'ai pas à demander pardon à l'Angleterre, ni à ceux qui ont parlé à ma place. Je n'ai qu'une chose à dire : ce sont des connards".

The Sun pensait avoir dégoté un scoop première classe. Pensez-donc : vingt-deux ans après sa défaite face à l'Argentine en quart de finale de la Coupe du monde au Mexique, l'Angleterre n'a toujours
pas pansé ses plaies... Il faut dire que la fameuse "main de Dieu" de Diego Maradona, qui avait permis à l'Albiceleste d'ouvrir la marque, tourne toujours en boucle sur les écrans du monde entier.
Tout a été dit sur cette action de filou du roi Diegito, notamment la dimension politique de l'événement, quelques années à peine après le désastre des Malouines (guerre anglo-argentine déclenchée
par une dictature militaire à bout de souffle pour le minuscule archipel des Falkland, au large de l'Amérique du sud).
Le tabloïd anglais était donc le premier. Le seul à avoir obtenu et recopié noir sur blanc les excuses de Maradona. Sauf que...
"Mes propos ont été déformés. Ce que j'ai dit, c'est que beaucoup
de temps avait passé depuis et que l'on ne peut pas revenir en arrière pour modifier le cours de l'Histoire". Qui n'a plus vraiment souri aux Anglais depuis. De quoi continuer à gloser encore
pendant quelque temps. Au moins durant deux ans et le prochain Mondial en Afrique du Sud. Si l'Angleterre ne se fait pas sortir d'ici là.
Lundi 4 février 2008
par B.R.
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Ils l'ont dit...
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La légende dit que les survivants de l'équipe des Dolphins de 1972, la seule à avoir accompli une saison parfaite en NFL (100% de victoires en saison régulière, vainqueur du Superbowl), ont
pour habitude de sabrer le champagne quand chute une équipe invaincue. On ne sait pas combien de caisses de mousseux ils ont dû ouvrir ce dimanche après le succès des Giants sur les Patriots, qui
n'avaient pas perdu jusqu'ici depuis cet été. Un seul revers, mais de taille, qui fait passer en moins de deux minutes la bande à Brady du statut de héros à celui de zéro. Pour le plus grand
bonheur de New York.

Merci les Giants... France 2 peut avoir le sourire : l'exploit de New York, victorieux des Patriots à l'issue d'un des Superbowl les plus indécis de toute l'histoire de la NFL, lui a permis de
réunir près de 500.000 téléspectateurs au beau milieu de la nuit.
Pour l'occasion, le service public avait fait les choses en grand : intervenants taille XXL (Philippe Gardent est définitivement l'un des sportifs français les mieux bâtis), plateau aux couleurs de
l'événement (ils pourront sans souci l'utiliser à nouveau dans quelques mois pour les élections présidentielles de novembre) et un Laurent Luyat décidemment inusable (qui d'autre que lui pour
animer sans ciller plus de cinq heures de direct ?)...
On a pourtant longtemps pensé assister à une "petite" finale (seulement dix points en près de cinquante minutes). Invaincu tout au long de l'année (seize rencontres de saison régulière, deux de
playoffs), New England tenait en effet parfaitement son affaire : un touchdown dès le premier quart-temps, un second en réponse à celui de New York à l'entame du quatrième, et une solidité
défensive à toute épreuve. Ou presque.
Car Eli Manning a finalement fait souffler un vent de folie. Tandis que son vis-à-vis Tom Brady se faisait secouer comme jamais cette année (six sacks durant toute la saison, cinq de plus durant le
Superbowl !), le frère de Payton, champion et MVP l'année dernière avec Indianapolis, permettait aux Giants de remonter par deux fois tout le terrain. Et offrait à Plaxico Burress le touchdown pour
un incroyable retournement (17-14). Les derniers efforts des Pats n'y auront rien changé : ils ne rejoindront pas les Miami Dolphins millésime 1972, seule équipe a avoir réussi la saison
parfaite.
Boston ne signera donc pas le Grand Chelem promis par pas mal de spécialistes après la victoire des Red Sox en baseball et en attendant le sacré annoncé des Celtics en NBA. New York s'en fout, la
Grosse pomme est à nouveau géante.
Lundi 4 février 2008
par B.R.
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Le foot US est quand même un sacré
sport de bourrins... Et l'article du docteur Jean-Pierre de Mondenard sur le site
Rue89 particulièrement édifiant puisqu'on y apprend que pas moins de 32% des joueurs de la NFL ont un casier judiciaire. Pire, 21% d'entre eux ont déjà été impliqués dans un crime
sérieux. Dont quand même quelques homicides, comme le cas Ray Lewis, leader défensif de Baltimore interpellé peu après le Superbowl 2000 pour un double meurtre. L'édition 2008 de la grand-messe du
foot américain sera un poil plus tranquille avec seulement neuf repris de justice (quatre chez les Giants, cinq pour New England) sur la pelouse de Glendale, Arizona. Un état d'Amérique dans lequel
Harry zona...
Samedi 2 février 2008
par B.R.
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Il semblerait que le tennis soit à nouveau glam rock. Et la nouvelle génération du circuit féminin y est pour beaucoup. Autant l'avouer, la vision des nymphettes en jupettes a toujours dégagé
un certain pouvoir de séduction chez les amateurs de petites balles jaunes. Plutôt frustrés sous le règne des frappeuses Davenport ou Mauresmo, qui avaient éradiqué toute trace de féminité sur le
circuit WTA (Kournikova ou Hingis ont rapidement jeté l'éponge...). C'était avant l'avénement de la Russie. Une nation habituée à tout rafler chez les filles, mais qui ne s'était pas encore
intéressé au tennis. Dans son sillage, l'ex-Union Soviétique a entraîné ses anciens affidés du Pacte de Varsovie, et toute l'Europe de l'Est est passé sur le court. Résultat : un défilé incessant
d'adolescente scupturales. Et qui savent jouer de leurs charmes.
Maria Sharapova, de nouveau au top après son succès à Melbourne, peut jouer les ingénues, mèche sur le visage et discret sourire candide, devant les caméras du monde entier pour son retour en Fed
Cup, la n°3 mondiale connaît la valeur de son image. C'est même son principal atout de négociation au moment de monnayer son inscription aux tournois en Asie. Tout comme Ana Ivanovic, brune
incendiaire révélée en juin dernier au grand public à l'occasion d'un karaoké sur France 2, où la Serbe se déhanchait en reprenant Diana Ross (la vidéo de l'émission Un jour à Roland continue son
bonhomme de chemin sur le Net...). Son site personnel
anaivanovic.com, traduit en plusieurs langues et qui propose évidemment tout un
merchandising autour de la jeune championne, n'est, lui, rien moins, selon l'annonce en page d'accueil, que
"le plus visité de tous les sites d'athlètes féminines". Le business est
lucratif. Mais ultra-concurrentiel. Une autre génération fourbit déjà ses armes. Avec là aussi de jolis arguments, comme pourra les découvrir le public du 16e Open Gaz de France de Paris, qui
débute ce lundi à Pierre-de-Coubertin, grâce à la Hongroise Agnes Svazay, la Russe Anna Chakvetadze ou la Biélorusse Victoria Azarenka. Et de constater que souvent la réalité est plus fade que sur
papier glacé.
Samedi 2 février 2008
par B.R.
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Avant-match
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