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bob-marley1-web.jpgSurprise à l'annonce des premiers résultats 2007 de la lutte antidopage en France : selon l'AFLD, l'agence nationale en charge des contrôles, le sport le plus touché, devant le cyclisme, le rugby et l'athlétisme n'est autre que... le handball, avec 16 cas positifs. A première vue bien loin de son image d'Epinal de pure discipline scolaire.

Qu'on ne s'y méprenne pourtant pas : si le hand arrive en tête, c'est surtout qu'il est celui qui s'est le plus facilement prêté au jeu, avec pas moins de 374 contrôles (hors Division 1) entre janvier et mars. Soit, en à peine trois mois, près du double de son total (223) pour 2006. Loin devant l'athlé (308 contrôle) ou le cyclisme (198).

Limitée d'un strict point structurel (pour la plupart des disciplines professionnelles, l'agence ne peut diligenter d'opérations sans l'accord des Ligues dirigeantes), l'AFLD se réjouit quand même de l'augmentation des contrôles inopinés, le meilleur moyen de prendre les tricheurs dans ses filets : ceux-ci représentent pour 2007 près de 80 % du total. Et en trois mois, ce ne sont pas moins de 60 résultats positifs, 9 carences de contrôles et 3 refus qui ont été dévoilés. Soit 3,45 % des 2.455 contrôles du trimestre.

Des sportifs de pas mal d'autres disciplines ont été pris par la patrouille : pêle-mêle en boxe (et ses dérivés boxe française, full contact ou muaythaï), en haltérophilie (et aussi culturisme et force athlétique), en basket, hockey sur glace, ski, taekwondo, aviron, foot et foot US et en voile...

Reste cependant que plus de la moitié des cas positifs l'ont été au... cannabis. Pas franchement le plus puissant (ni même le plus violent) des produits dopants. Le handball justement réuni à lui seul 16 des 34 cas concernés. Sport étudiant on vous dit...
Jeudi 28 juin 2007
par B.R. publié dans : Infos
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10.jpgIl y a les joueurs fidèles à leurs couleurs. Et il y a Stéphane Dalmat. A déjà 28 ans, le milieu de terrain ne semble en tout cas pas pressé de se poser un peu. Après Châteauroux, Lens, Marseille, Paris, l'Inter de Milan, Tottenham, Toulouse, Santander et Bordeaux (excusez du peu...), l'ancien international espoir s'apprête à découvrir la vie dans l'est puisqu'il s'est engagé pour deux ans avec Sochaux. Deux ans : excepté en Italie (trois saisons de 2001 à 2003), jamais Dalmat n'est resté si longtemps dans un club. Certains les appellent encore des mercenaires. Mais c'est surtout le football d'aujourd'hui qui veut ça.
Mercredi 27 juin 2007
par B.R. publié dans : Le chiffre du jour
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karl-svensson.jpgDans le football aussi, il y a donc bien des modes de l’été… Celles de cette saison sont plutôt colombiennes et suédoises. Après Petter Hansson à Rennes, c’est cette fois au tour de Karl Svensson de rejoindre la Ligue 1.

Longtemps sur les rangs pour décrocher la signature du Brésilien Marcos Antonio, qui a finalement préféré l’offre d’Auxerre, le Stade Malherbe de Caen a été voir du côté de l’Ecosse. Pas vraiment une destination exotique mais assurément le meilleur endroit pour y dégoter un guerrier. Viking en l’occurrence…

Formé à bonne école, du côté de Göteborg, Karl Svensson (1,90 m pour 73 kg), qui vient de passer une saison aux Glasgow Rangers, annonce la couleur. Là où ses partenaires de jeu ont l’habitude de citer, pêle-mêle, Zidane, Maradona ou Pelé comme références, lui avoue un faible pour Patrik Andersson et Lorenzo Amoruso, ses deux idoles de jeunesse.

Le voilà donc engagé pour trois ans en Normandie. L’occasion idéale de parfaire, à seulement 23 ans, ses gammes dans l’un des championnats les plus défensifs d’Europe.





Bonne pioche
Apparu pour la première fois en équipe nationale un soir de janvier 2006 lors d’une rencontre en Arabie Saoudite, Karl Svensson, qui avait suivi la Coupe du monde en Allemagne depuis le banc de touche, gagne enfin ses galons en sélection : il faut dire que jouer en L1 est un gage de sérieux pour un défenseur central. En France, le public s’habitue à sa grande silhouette. Les attaquants aussi. Une chose est sûre, ce n’est pas grâce à des gaillards dans son genre que la moyenne de buts va remonter. Lui s’en fout, c’est son métier de l’empêcher. Paul Le Guen se souvient de lui et l’embarque au PSG.

Mauvaise pioche
Svensson a beau faire de son mieux, Caen ne parvient pas à décoller. En fin de classement, comme tout promu qui se respecte, le Stade Malherbe compte sur son match face à l’OL pour attirer les projecteurs. C’est la seule fois que le grand public profitera du spectacle. Svensson, lui, verra de très près le coude de Fred. Fracture du nez. Pire que dans le championnat écossais. Lui s’en fout, c’est son métier. Paul Le Guen se souvient de lui et l’embarque au PSG.
Mercredi 27 juin 2007
par B.R. publié dans : C'est qui celui-là ?
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balance-dncg.jpgLa Direction nationale du contrôle de gestion n’a jamais eu la réputation de faire dans la demi-mesure. DNCG : un acronyme pour le moins intimidant pour les dirigeants des clubs de foot français, qui redeviennent alors face au jury des jeunes étudiants allant affronter leur examen de rattrapage. A une différence notable près : eux ont souvent déjà obtenu avec succès le droit de passer en classe supérieure. C’est le cas d’Angers ou de Boulogne, promus en Ligue 2, de Rodez, passant du CFA au National ou de plusieurs autres équipes, qui avaient assuré leur maintien dans les différents championnats fédéraux.

La plupart des dirigeants ont choisi d’adopter la bonne vieille méthode Coué en prétendant qu’il ne s’agissait que d’un petit contretemps en attendant une seconde audition. C’est le cas à Saint-Gratien, relégué en CFA après avoir assuré son maintien lors de la dernière journée de championnat, ou à Angers, qui s’est pourtant vu refuser le statut professionnel, indispensable pour évoluer en Ligue 2. Pire, le SCO a même été annoncé en CFA par la Fédération.

Certains clubs se frottent les mains. A commencer par Créteil, impatient de récupérer le ticket angevin ou celui de Boulogne-sur-Mer, le club s’étant vu lui aussi refuser l’accès chez les pros. Les Cristoliens, habitués aux retournements de dernière minute, n’avaient cette fois pas pu empêcher la descente sur le terrain. Ils pourraient finalement y arriver dans l’ombre des couloirs de la Fédé.
Pendant quelques instants, Besançon, devancé par Calais pour la montée, a également songé au coup de théâtre. Ses supporters ont cru que leur tour était venu, pas moins de quatre clubs de National (Saint-Gratien et Angers donc, mais aussi Yzeure et Châtellerault, carrément condamnés au CFA2) ayant été épinglés par la DNCG. Mais eux aussi ont encaissé le choc de plein fouet : la commission a également choisi de rétrograder les Bisontins…

En attendant les résultats de la commission d’appel (première réunion ce jeudi pour Angers notamment), la préparation de la saison 2007-08 s’annonce délicate pour beaucoup. Un sacré mic-mac loin d’être terminé : pas mal d’équipes iront ensuite devant les tribunaux pour tenter de faire valoir leurs droits sportifs. Et rien ne dit que la justice civile n’abonde pas dans leur sens, condamnant à son tour la Fédé à réintégrer les déçus dans les différents championnats. Qui débutent, on le rappelle quand même, dans un mois à peu près. Ça risque de faire un peu juste...
Mercredi 27 juin 2007
par B.R. publié dans : Humeur
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draft84.jpgComme quoi mieux vaut toujours éviter de se planter... N°1 de la draft NBA qui se déroule ce jeudi à New York, Portland, vingt-trois ans après, a dû certainement longuement méditer la leçon.

Printemps 1984. La folie de Mars ("March Madness" en VO) s’est une fois encore emparée de l'Amérique au moment des phases finales du championnat universitaire de basket. Une véritable institution là-bas où, durant un mois, on redevient étudiant le temps du parcours des joueurs de son ancien campus. Il suffit d’écouter les concerts des fanfares, elles-mêmes parfois noyées sous le bruit des fans en transe dans des arènes gigantesques. Un spectacle incroyable. Surtout pour les joueurs, qui y vivent, pour la plupart, leurs meilleurs et aussi leurs ultimes moments sportifs. Car tous sont encore amateurs. Et peu feront du basket-ball leur métier.

Alors que Georgetown, battu deux ans auparavant par North Carolina sur un shoot d’un certain Michael Jordan à six secondes du buzzer, est enfin sacré en battant l’université de Houston d’Hakeem Olajuwon 84-75 en finale à Seattle (les Hoyas de Patrick Ewing, qui décidera lui de rester un an de plus sur les bancs de la fac, trébucheront la saison suivante sur la dernière marche du doublé), la NBA se frotte les mains. La cuvée 84 de la draft pourrait être l’une des plus savoureuses de l’histoire. Plusieurs années plus tard, le journaliste Filip Bondy en tirera d’ailleurs son best seller "Tip-Off" sobrement sous-titré : "Comment la draft 1984 a changé le basket pour toujours".

Les Portland Trailblazers sont loin d’avoir fait une mauvaise affaire. Sixième meilleure équipe de la saison régulière grâce au renfort d’un surprenant Clyde Drexler, seulement 14e de la draft précédente, ils ont surtout eu la bonne intuition en récupérant le premier tour des Pacers d’Indiana. Rien moins que la pire équipe NBA de l’époque. Le comité directeur de la franchise n’en fait pas mystère : il rêve de réunir dans l’Oregon la doublette vedette des Cougars de Houston Drexler-Olajuwon, qui a fait tant de dégâts en NCAA…

Pas de chance au tirage : pourtant mieux classés qu’Indiana, ce sont les Rockets de Houston qui héritent du premier choix. Hakeem The Dream n’aura pas à quitter le Texas. Les Blazers doivent changer leur fusil d’épaule. Sam Perkins, Otis Thorpe, Alvin Robertson, Kevin Willis, John Stockton, Charles Barkley et… Michael Jordan : ils n’ont que l’embarras du choix. Mais ont absolument besoin d’un big man, un poste qui leur a fait défaut au 1er tour des play-offs contre Phoenix. Les avis divergent et beaucoup au sommet du club estiment que le profil de l’étudiant Jordan est trop semblable à celui de Drexler.

Mardi 19 juin 1984. Les dirigeants de Portland ont fait leur choix. Définitif, sauf coup de théâtre. Comme prévu, Olajuwon succède à Ralph Sampson au sommet de la draft NBA. Et Houston tient ses "Twin Towers", qui l’emmèneront en finale deux ans plus tard. Ils ne le savent évidemment pas, mais l’un des joueurs encore disponibles mènera à six reprises son club au titre NBA. Les Blazers choisissent Sam Bowie. Pour Jordan, destination Chicago. Un ange passe.

 
Mercredi 27 juin 2007
par B.R. publié dans : Un peu d'histoire...
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