C'était l'une
des images fortes de la début de saison de L1 : Toifilou Maoulida, en pleurs, rejoignant le banc auxerrois, un quart d'heure avant la fin de la rencontre contre Bordeaux (0-2). Sous la bronca de
l'Abbé-Deschamps, il quittait la pelouse après avoir manqué deux penalties face à Ulrich Ramé. D'ordinaire sans doute le plus discret de France, le public auxerrois était cette fois bien furieux.
Il a été entendu. Et le message est passé cinq sur cinq, comme autant de victoires à la maison depuis. Un but contre Caen, deux face à Nice et Marseille, cinq contre Lorient, avant un cinglant 6-2
infligé aux mêmes Niçois ce mardi en Coupe de la Ligue et seize buts pour le public, gâté. Comme quoi, pour se faire entendre, il suffit simplement de gueuler...
Mercredi 31 octobre 2007
par B.R.
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Sûr que le Brésil ne manquera pas de
célèbrer comme il se doit le retour de la Coupe du monde, dont il se fera l'hôte en 2014. Les supporters auriverde prétendront même sans doute que, soixante-quatre ans après, le football
revient à la maison. N'en déplaisent aux Anglais, qui revendiquent eux aussi le label dès qu'ils en ont l'occasion, ils n'ont pas forcément tort. Car qui d'autre que la Seleçao peut se targuer d'un
tel palmarès à l'échelle planétaire ? Et si le pays n'est pas le seul où la discipline y a été érigée au rang de religion, il est, de très loin, l'équipe préférée des fans du monde entier. Du Japon
(Roberto, le coach personnel d'Olivier Aton) aux Etats-Unis, de l'Afrique du Sud aux confins de l'Asie centrale, pas un championnat sans sa perle brésilienne. Qui s'exportent également
régulièrement au sein des autres sélections nationales (Deco, Eduardo...). Au point d'avoir fait du football l'un des piliers de l'économie du pays.
Le réveil de
l'ogre du sportwear ? C'est bien ce qu'il semblerait à en juger par l'appétit retrouvé du géant Nike, sur tous les fronts ces derniers temps. Omniprésente sur le marché américain grâce à un nouveau
contrat publicitaire avec la NFL, qui autorise désormais les joueurs à afficher le swoosh jusque sur leurs gants, et à une innovation technologique dévoilée à l'occasion des World Series de
baseball (remportées ce lundi par les Red Sox de Boston), la firme de Beaverton, Oregon, vient surtout de lancer une formidable OPA sur le football. Un marché planétaire estimé à deux milliards
d'euros par an sur lequel Adidas régnait en maître jusqu'ici. Et qui pourrait rapidement basculer en faveur de son concurrent US, nouveau propriétaire de la marque britannique Umbro après avoir mis
409 millions sur le tapis. Et voilà Adidas, qui revendique 35 % de part du marché, talonné par Nike (30 %), qui compte bien devenir n°1 d'ici la prochaine Coupe du monde en 2010.




