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parkerpire.jpgEntre le Tony Parker triomphant (et MVP de la finale) en NBA et celui éploré de l'équipe de France, à peine trois mois d'écart. Et peut-être LA désillusion de l'année sportive avec l'absence des Bleus lors des prochains Jeux Olympiques, en août prochain à Pékin. Retour sur une année de basket...

1. Equipe de France masculine
Dire que les Bleus n'ont jamais été si nombreux en NBA. Un simple coup d'oeil dans notre rubrique dédiée permet de le mesurer : la prestigieuse ligue américaine a désormais l'accent français. Autant dire que les supporters de l'équipe de France nourrissaient de sacrés espoirs à l'entame de l'Euro 2007 en septembre dernier. Histoire de fêter comme il se doit le premier titre continental de la sélection. Ou, au pire, sa qualification pour les Jeux de Pékin. Il aura pourtant suffit d'un tout petit grain de sable (un bras de fer entre les Phoenix Suns et la FFBB concernant Boris Diaw) durant la préparation pour tout foutre en l'air... Un premier revers contre la Slovénie, un autre face à la Lituanie : rien de trop grave avant d'aborder la phase finale. Où la France a coulé corps et âme, tour à tour essoré par la Russie, la Croatie puis, à nouveau, la Slovénie. Huitième au classement final, sa moins bonne performance depuis dix ans, la France n'ira donc nulle part en 2008. Et ne reverra plus ses Américains avant au moins deux ans. Sauf à la télé.

2. Pau-Orthez
Monument en péril... Une coupe d'Europe, neuf titres de champions et trois coupes de France : Pau-Orthez est, avec Limoges, le géant du basket tricolore moderne. Mais, à l'inverse du CSP, l'Elan Béarnais n'a pas trempé dans de sombres affaires financières. Mieux, en formant les Piétrus et autre Pétro, le club des Pyrénées est devenu une sorte de fournisseur officiel de la NBA. Autant dire que sa chute a surpris. Son parcours en championnat la saison passée l'avait certes laissé présager. Mais Pau-Orthez avait su faire illusion en remportant en 2007 la Coupe de France et le Trophée des champions. Evidemment pas suffisant aux yeux de son président Pierre Seillant, qui s'était empressé de tout changer pendant l'été. Sans réussite : Pau-Orthez est aujourd'hui dernier de Pro A, condamné à se battre jusqu'au bout pour éviter la relégation. Cela arrive parfois au foot, mais au basket, cela signifie que vous êtes déjà mort.

3. Serbie-Lituanie (Euro moins de 18 ans)
L'épreuve est passée complètement inaperçue en France : histoire de préparer au mieux l'Euro 2007, l'Espagne accueillait durant l'été, en forme de répétition générale, la compétition des moins de 18 ans. L'occasion pour le basket ibérique de faire briller une nouvelle génération dorée menée par sa vedette en devenir, Ricky Rubio. Sauf que tout ne s'est pas passé exactement comme prévu. Et que l'Espagne a dû remettre son destin entre les mains des joueurs serbes et lituaniens. La faute à un réglement quasi illisible qui passait les locaux à la trappe en cas de victoire balte avec un écart de deux à quinze points. Ce qui arrivait finalement au terme d'une rencontre décousue. Et visiblement arrangée, les Serbes multipliant les erreurs flagrantes en toute fin de partie. L'Espagne, éliminée, en fulmine encore. Elle ne doit pas oublier qu'elle aussi s'est souvent prêtée à ce vilain jeu les années précédentes. On dit qu'on sème ce que l'on récolte.
Dimanche 30 décembre 2007
par B.R. publié dans : Pire de café
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undefinedLa petite reine en a perdu tous ses joyaux... Car la crise est profonde et l'image du cyclisme écornée pour encore très longtemps. Ses dirigeants n'ont pourtant pas lésiné sur les moyens ces dernières années. Au point de pousser vers la sortie toute une génération de coureurs plus vraiment fréquentables, de Jan Ullrich à Roberto Heras. Pas suffisant toutefois pour s'épargner une nouvelle saison en enfer. Comme quoi, difficile de se défaire des mauvaises habitudes. Démonstration en trois points.

1. Astana
Quand on y pense, la structure sportive d'Astana, plutôt nébuleuse (un conglomérat d'entreprises kazakhs pour une équipe basée en Suisse avec une licence d'origine espagnole), aurait dû nous mettre la puce à l'oreille. Mais voilà, Alexandre Vinokourov, leader médiatique de l'équipe bleu et or, avait tout pour plaire. Surtout en France, sa patrie d'adoption. L'exclusion de sa formation peu avant le départ de la Grande Boucle 2006 avait déjà fait pas mal de bruit. Lui s'en était ému et avait activé ses réseaux kazakhs pour éviter de revivre pareille mésaventure cette saison. Qui s'annonce sous les meilleures auspices. Car avec Klöden, Kashechkin, Mazzoleni, Savoldelli ou Ivanov, Astana a plutôt fière allure. Il ne lui faudra pourtant pas longtemps pour se retrouver au coeur d'une première polémique : le 30 avril, un certain Jef d'Hont, ancien soigneur de l'équipe Deutsche Telekom, publie un brûlot qui met en cause pas mal de ses anciens collègues, dont Walter Godefroot, désormais salarié... d'Astana, comme pas mal d'ex-coureurs de l'équipe allemande. Troisième du Giro, l'Italien Eddy Mazzoleni, qui courait encore l'année précédente avec T-Mobile, est cité dans une affaire de dopage outre-Alpes. Ce qui n'étaient que de simples suspicions vont pourtant se transformer en évidence au soir d'une 13e étape du Tour survolée par Vino et les siens (trois aux quatre premières places du contre-la-montre) : le leader d'Astana est contrôlé positif à la transfusion sanguine. Coup de tonnerre. D'autant qu'Andreï Kashechkin, en pleine bourre durant juillet, est lui aussi pris la main dans la boîte à pharmacie début août. Tous deux seront licenciés par une équipe qui perd bien plus que de simples coureurs. Toute sa crédibilité.

2. Michael Rasmussen

Dans les traces de Bjarne Riis... On peut dire que le Danemark a fait beaucoup pour le vélo ces derniers temps. Une première partie de carrière tout-terrain, ponctuée par un titre de champion du monde de VTT en 1999, avant de tracer son sillon sur le bitume. Et de briller sur les routes de France tous les étés depuis 2005, endossant chaque année la tunique à pois rouge du meilleur grimpeur jusque sur les Champs-Elysées. En l'absence de leader d'exception, Rasmussen fait sensation durant le Tour en s'imposant en patron dès la première étape de montagne. Avant d'asseoir sa domination quelques jours plus tard au col d'Aubisque, l'ultime passage en hauteur. Onze ans après Riis, un autre Viking est donc en route pour la victoire. Sauf que sa Fédération a décidé quelques jours plus tôt de l'exclure de l'équipe nationale. La faute à pas mal d'incohérences sur son emploi du temps précédent la Grande Boucle. Rasmussen jure qu'il était au Mexique, d'autres affirment l'avoir croisé du côté de l'Italie, son lieu de résidence habituel. Rien de gênant jusque là. Sauf que l'UCI a diligenté plusieurs contrôles antidopage auxquels il ne s'est jamais présenté. Coup de théâtre au soir de sa victoire dans l'Aubisque : Rasmussen est exclu du Tour et licencié par son équipe. Contador récupère le maillot jaune. Le Tour perd sa crédibilité.

3. Paolo Bettini
A en juger l'épaisseur de son palmarès, de loin le plus impressionnant du peloton actuel, Bettini ne mérite pas sa place dans ce classement. Sauf qu'un feuilleton tragi-comique cet automne est venu obscurcir le tableau. A l'origine, une charte antidopage rendue obligatoire par l'UCI que chaque coureur doit valider. Sauf que Bettini s'y est toujours refusé. Le bras de fer est engagé avec les organisateurs du championnat du monde, à Stuttgart. Et le tenant du titre est un premier temps exclu de l'épreuve. C'est finalement le tribunal d'instance local qui l'autorisera à prendre le départ. Tant mieux pour lui, puisqu'il décroche en Allemagne sa seconde couronne mondiale consécutive. Dommage pour la morale sportive. Quoi que le vélo ne soit plus à cela près...
Samedi 29 décembre 2007
par B.R. publié dans : Pire de café
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Un petit cadeau signé Eurosport avec les meilleures séquences sportives de l'année 2007, diffusée dans le désormais traditionnel Watts de Noël. Les autres parties sont disponibles dans notre rubrique Sport de TV. Et encore bonne année !

Samedi 29 décembre 2007
par B.R. publié dans : Ecran total
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hamilton-out.jpgAmbiance best of en cette fin d'année 2007 : télé, journaux et sites internet se livrent à un exercice imposé, entre Noël et jour de l'an. C'est le temps des bilans.  Le plus prestigieux d'entre tous, le prix du sportif 2007 du quotidien L'Equipe sera officiellement décerné le 2 janvier prochain. En attendant, Sport de café ! vous propose, lui, de retrouver, discipline par discipline, tout ce que l'année a fait de... pire. Premier volet aujourd'hui avec l'automobile. Petit coup d'oeil dans le rétro...

1. McLaren (F1)
McLaren-Mercedes, ou comment passer du statut de marque de prestige à celui de vulgaire petit escroc. Les flèches d'argent avaient pourtant tout pour s'imposer : deux pilotes de talent, dont le double champion du monde en titre, transfert n°1 durant l'hiver 2006, Fernando Alonso et quelques coups technologiques d'avance sur la concurrence. Autant dire pas mal d'arguments à faire valoir à l'heure des trois coups de la saison 2007. C'était sans compter sur un boulet appelé Nigel Stepney. Un ancien ingénieur de chez Ferrari accusé d'avoir emporté chez McLaren pas mal de documents confidentiels.

Simple paperasse selon Ron Dennis, dossiers secrets pour la Scuderia. Un avis auquel se rangera finalement la Fédération internationale au moment de condamner McLaren : 100 millions de dollars d'amende, et tous les points constructeurs retirés. Ne restait plus aux pilotes des Flèches d'argent à se louper dans le dernier Grand Prix pour conclure en beauté une année noire pour leur employeur. Ce qui fut fait au Brésil, où Kimi Raikkonen, pourtant troisième derrière Hamilton et Alonso au classement général avant la course, était finalement sacré pour la première fois de sa carrière champion du monde de F1.

2. Dakar (rallye-raid)
En lançant en 1979 l'idée d'un rallye reliant la France à l'Afrique, Thierry Sabine rêvait de tracer un sillon entre deux continents que tout oppose. D'unir les cultures. Mais voilà : en choisissant la voie mécanique, le fondateur du raid le plus critiqué du sport automobile, l'ancien pilote moto venait, selon ses détracteurs, de réhabiliter une sorte de vestige colonialiste. Car quoi de pire désormais que cette caravane arrogante, fière de sa technologie, au milieu des pays parmi les plus pauvres du monde. Le contraste est saisissant entre ces véhicules bariolés, aux couleurs des sponsors les plus riches (et les plus polluants, comme Total, soutien financier des organisateurs), et les paysages, souvent désolés, traversés. A l'heure de la chasse au gaspillage, en plein essor des convictions écolos, le Dakar est une sorte d'anachronisme. De plus en plus décrié. Et toujours aussi mortel : deux pilotes, Elmer Symons et Eric Aubijoux, venant s'ajouter à la longue liste des disparus de la course. Il est peut-être temps de passer à autre chose, n'en déplaise à France Télévisions qui compte encore cette année sur la course pour doper ses audiences sportives. C'est bien beau de rêver.

3. Circuit de Nevers Magny-Cours
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le théâtre de la manche française du championnat de F1 ne fait pas l'unanimité. Ou alors contre lui. Sans âme selon certains, mal agencé et mal desservi selon les autres, le circuit nivernais a failli voir son sort scellé au cours de l'été : après avoir accueilli un Grand Prix de France pas franchement passionnant début juillet, Magny-Cours a déclenché les critiques de Bernie Ecclestone, grand manitou de la F1, qui estimait qu'il n'y avait pas suffisamment de possibilités commerciales dans la Nièvre. Et de rêver d'un GP à Paris. Le meilleur moyen d'écarter sans en avoir l'air la France de la liste des étapes mondiales, sans doute au profit d'un nouveau riche comme en Russie ou au Moyen-Orient. Quelques temps suspendu du calendrier 2008, le circuit a finalement provisoirement sauvé sa place : deux saisons de sursis avant, très certainement, de devoir laisser sa place, cette fois définitivement. Un bon moyen d'enterrer un des derniers héritages de François Mitterrand.

Jeudi 27 décembre 2007
par B.R. publié dans : Pire de café
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Dimanche 23 décembre 2007
par B.R. publié dans : Humeur
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