
On a pourtant l'habitude de dire que la Coupe de l'America est l'une des manifestations sportives les plus prestigieuses au monde. Une sorte de bataille navale grandeur nature pour les plus grands
yacht clubs, ces repaires nautiques de milliardaires, du monde entier. Une passion pour quelques happy fews, un mystère pour tous les autres. Qui ne comprenaient déjà pas forcément toutes les
subtilités de l'épreuve, dont la dernière édition s'est achevé l'an passé à Valence sur un nouveau succès du défi suisse, tenant du titre. Et qui vient d'être forcé de remettre son trophée en jeu
dès 2009 face aux Américains d'Oracle suite à une décision plutôt surprenante d'un juge de New York.
Les représentants des Etats-Unis ont longtemps survolé les débats, s'accaparant durant plus d'un siècle la Coupe, avant de connaître la défaite, d'abord face à l'Australie durant les années 80,
puis face aux Néo-Zélandais puis aux Suisses d'Alinghi. Incapables de reprendre leur bien sur l'eau, les Américains, qui ne s'étaient même pas qualifiés pour la finale de la dernière édition,
auront pourtant une grande chance d'y parvenir l'an prochain. Et pour cause : ils seront directement opposés à Alinghi en finale, sans passer par les traditionnelles qualifications.
De plus, alors que le réglement autorise au tenant du titre à faire à peu près tout ce qu'il veut d'un point de vue technique, le jugement publié cette semaine obligera les deux équipes à lutter
par trimarans interposés, là où les défis étaient jusqu'ici disputés sur des monocoques. Une révolution qui aurait pu faire l'affaire des Français, plus habitués à ce genre d'embarcations.
Interdits de participation, il pourront toutefois reporter une partie de leurs espoirs sur les épaules de Franck Cammas, embauché par les Américains pour tenter de reconquérir le trophée. A défaut
de regagner un semblant d'autorité.
Vendredi 21 mars 2008
par B.R.
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