"Au vu du climat actuel, quelqu'un qui gagne plusieurs millions par an et qui ne veut pas dépenser 1 à 2 % de ce montant pour obtenir sa licence ne doit pas s'attendre à ce qu'on le trouve
sympathique."
Le petit monde feutré de la F1 a pourtant l'habitude de ces parties de poker, où chacun tente de gratter le maximum à son "adversaire". Mais, en pleine crise économique, la polémique actuelle entre
les pilotes et la Fédération internationale automobile, qui attribue chaque saison la Super Licence, sésame obligatoire pour se voir confier les clés d'une des voitures en championnat du monde,
fait plutôt mauvais genre.
Alors qu'il suffisait de débourser 1.725 euros (plus 456 euros par point marqué la saison précédente) voilà à peine deux ans, la FIA a décidé d'augmenter les tarifs pour 2009. Et il faut désormais
accepter de payer 10.400 euros (et 2.100 euros par point en championnat) pour décrocher un volant en F1... Pas du tout du goût des pilotes, qui ont décidé, par la voix de leur syndicat, de
radicaliser leur position en refusant de mettre la main à la poche d'ici au premier GP 2009, en mars prochain en Australie.
Pas de quoi faire fléchir la position de Max Mosley, président de la FIA (et qui en a vu d'autres...) : le Britannique a décidé de jouer la carte "crise économique" en réclamant aux pilotes de
dévoiler au grand public leurs émoluments, confidentiels jusqu'ici. A l'origine créée pour financer le programme de sécurité de la F1, la Super Licence risque pourtant de pousser la discipline à la
sortie de route...
Dimanche 8 février 2009
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/2009
14:58
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Publié dans : Ils l'ont dit...
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Par B.R.
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