Ce n'était finalement qu'un rendez-vous manqué... Et Diego Maradona, sélectionneur de l'équipe d'Argentine adversaire de la France au Stade Vélodrome, prend enfin le chemin de Marseille dans une
déferlante médiatique incroyable, vingt ans après son transfert avorté du côté de l'OM. Un feuilleton qui avait tenu la France en haleine durant tout l'été 89.
Adoré ou haï aux quatre coins du pays, l'Olympique de Marseille et son flamboyant président Bernard Tapie ne laissaient personne indifférent. Et toute une ville s'apprêtait à accueillir comme il se
doit celui qui était alors le roi. Tout aussi folle furieuse qu'elle, sa rivale napolitaine ne l'entendit pas de cette oreille et fit tout ce qu'elle pouvait pour conserver son trésor.
La Maradonamania ne déferla finalement pas sur le Vieux Port. Ce qui n'empêcha pas l'OM d'atteindre, sans l'Argentin, les sommets du foot européen. Et de s'inscrire pour longtemps dans les
mémoires.
Vingt ans ont passé, et un autre Olympique a pris le pouvoir. Dans un style complétement différent, Jean-Michel Aulas a, pierre par pierre, bâti sa dynastie sportive, dorénavant plus importante que
celle de son prédécesseur. Et pourtant, Lyon ne parvient pas à mettre le feu dans les coeurs français.
L'époque a beaucoup changé, et les clubs français sont rentrés dans le rang. L'OL a certes réussi à attirer un champion du monde. Mais l'Italien Fabio Grosso est à l'image de son équipe : un joueur
qui ne prend pas très bien la lumière médiatique. Il lui faudrait pour y parvenir un zest de folie en plus. Et, même en animant l'été prochain avec la promesse de la venue d'une vedette comme
Lionel Messi ou même Cristiano Ronaldo, pas sûr qu'on en reparle encore autant en 2029.
Dimanche 8 février 2009
7
08
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/2009
18:09
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Publié dans : Humeur
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Par B.R.
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