"C'est terrible d'essayer de mélanger politique et sport, surtout quand cela se passe dans un pays éclairé comme la Suède."
Le monde de la petite jaune multiplie les faux rebonds depuis quelques semaines. Et les sportifs israëliens sont, cette fois encore, en première ligne. Il y a dix jours, les autorités locales
avaient refusé d'accorder un visa à Shahar Peer, qui n'avait pas pu défendre ses chances lors du tournoi de Dubaï. La décision des organisateurs avait suscité un sacré tollé et provoqué la colère
de la WTA, qui n'avait toutefois pas osé aller jusqu'à l'annulation de la compétition.
Cette fois, c'est pourtant très loin du Proche-Orient que les choses ont mal tourné : choisie pour accueillir la rencontre de Coupe Davis entre la Suède et Israël, la municipalité de Malmö a décidé
d'organiser la rencontre à huis-clos, sous la pression de plusieurs groupes locaux, qui avaient menacé d'empêcher le bon déroulement des matches.
Michael Klein, président de la Fédération israëlienne de tennis, est pourtant monté au créneau, dénonçant l'attitude des opposants scandinaves à la venue de ses joueurs en terres suédoises. Où la
décision est cependant très loin de faire l'unanimité (le conseil municipal a voté par cinq voix contre quatre). Reste que, comme l'instance du tennis féminin, la Fédération internationale a
surtout choisi de s'agiter verbalement, regrettant une décision "très malheureuse, qui ne sert pas les intérêts à long terme de la Coupe Davis". Ni ceux du sport dans l'immédiat, qui devrait
surtout éviter de se mêler de politique sous peine d'aller aux devants de graves désillusions.
Mardi 24 février 2009
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23:24
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Publié dans : Ils l'ont dit...
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Par B.R.
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