Les Etats-Unis sont prêts à s'embraser. Une sorte de rituel chaque année à la même époque : alors que la saison régulière de basket universitaire touche à sa fin, la "March Madness" (folie de
mars) va s'emparer de tout le pays. Décryptage et explications du phénomène.
Ce qui fait vibrer les Américains, ce n'est pas la NBA. Difficile à croire de ce côté de l'Atlantique... Pourtant, aux USA, on en pince pour les "colleges". Une sorte de madeleine de Proust pour
tous les anciens étudiants, pour qui l'université, c'est pour toute la vie. Et il n'est pas rare de compter des affluences à faire pâlir d'envie les dirigeants de la Ligue 1. Ainsi, en décembre
2003, pas moins de 78.129 spectateurs ont assisté au Ford Field de Detroit (là où se disputera le Final Four cette années) à la rencontre entre Michigan State et Kentucky.
La "folie de mars", c'est aussi l'une des plus importantes transhumances de fans à travers tout le pays, au gré des pérégrinations de leur équipe préférée. Car le tournoi se découpe en plusieurs
phases. Les 65 meilleures équipes (les deux moins bien classées disputant depuis 2001 un "Play-in-Game" en ouverture du tournoi à Dayton), désignées par un panel de spécialistes (journalistes et
entraîneurs) à l'issue de la saison régulière, se retrouvent dispatchées dans un tableau final selon une logique géographique.
Les choses sérieuses commencent alors dès le premier week-end, soit à partir du 18 mars cette année : dans chacune des quatre régions du tableau sont disputés quatre tournois délocalisés. L'équipe
la mieux classée y affronte la tête de série n°16, le 2e défie le 15e, le tout à la façon d'un tournoi de tennis.
Les seize survivants en remettent une couche dès le week-end suivant, avec une nouvelle double confrontation, toujours régionalisée, pour les huitièmes puis les quarts de finale. Les quatre
dernières équipes en course décrochent alors leur ticket pour le fameux Final Four, disputée cette année les 4 et 6 avril à Detroit. L'un des événements sportifs majeurs en terme d'audience, et le
sujet de discussion favori des fans américains tout au long du mois...
La route est semée d'embûche pour tous les prétendants à la succession des Jayhawks de Kansas, et le format de la compétition est propice aux surprises en tout genre. Actuel n°1 pour la première
fois de son histoire, l'université de Pittsburgh est donc encore très loin du titre. Car d'autres favoris se sont déjà couchés longtemps avant le dernier carré tout au long de l'histoire de la
NCAA, l'instance dirigeante du sport universitaire US. Mieux, depuis l'entrée en lice du système de têtes de série, seules six équipes n°1 à l'issue de la saison régulière ont finalement remporté
le tournoi.
Jeudi 12 mars 2009
4
12
/03
/2009
17:20
-
Publié dans : Avant-match
-
Par B.R.
0
-
Recommander