"Le directeur sportif de Chelsea, Frank Arnesen et le recruteur Carlo Jacomuzzi ont utilisé un des hélicoptères de Roman Abramovitch et ont atterri sur notre terrain
d’entraînement pour amener le joueur avec eux."

Les dirigeants de Chelsea ont décidemment des méthodes de nouveaux riches. Et toujours aussi peu de considération pour les autres équipes, chez lesquelles les géants de la Premier League font du
libre-service. Dernière victime en date de l'agressivité des Blues, le club italien de la Reggina, où évolue le jeune défenseur Vincenzo Camilleri, considéré par pas mal de recruteurs comme l'un
des plus prometteurs de sa classe d'âge (15 ans). Quand Chelsea veut, Chelsea dispose. Et sans même négocier avec le propriétaire. Un voyage en hélico, un atterrissage au beau milieu d'un
entraînement et on emmène le joueur signer son contrat à Londres. Au grand dam du président du club de Série A Lillo Foti, furieux de l'attitude des Anglais, qui se comportent désormais dans le
football comme en pays conquis. La Fifa tranchera prochainement le litige. Au pire, elle obligera Chelsea à payer une petite indemnité de quelques centaines de milliers d'euros. Une paille pour le
richissime Roman Abramovitch, parmi les plus grosses fortunes du globe. Et qui, comme pas mal de ses condisciples, a la fâcheuse manie de se servir sans demander.
Mercredi 20 février 2008
par B.R.
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"On a volé le championnat de France de football. La LFP a-t-elle le droit de priver les Français de ce patrimoine nationale qu'est le foot en privatisant le foot
professionnel ?"
Pour une fois que les syndicats sont sur la même longueur d'ondes que leurs dirigeants. Car France 2 n'a toujours pas digéré la décision de la Ligue de football d'attribuer à Canal + les droits du
magazine dominical consacré à la L1. Il faut dire que dès l'an prochain, et pour la première fois depuis l'apparition de Téléfoot voilà plus de trente ans, l'épreuve phare du ballon rond français
ne sera plus visible en clair.
Ce qui avait d'abord provoqué l'ire du patron des sports de France Télévisions, Daniel Bilalian, furieux de perdre son France2Foot un an à peine après sa mise à l'antenne, avant de déclencher un
mouvement de grogne du côté du syndicat SNJ-CGT, auteur d'un communiqué lapidaire regrettant que les téléspectateurs
"qui paient seulement une redevance ne peuvent plus désormais voir les
matches de Ligue 1 et Ligue 2 ou même leurs résumés sur une chaîne généraliste". Pas de quoi émouvoir la LFP qui a rétorqué qu'elle n'avait pas eu le choix au moment de l'attribution. Selon
elle, le service public, qui avait aligné 23 millions l'an passé pour arracher le mag du dimanche aux griffes de TF1, était cette fois très loin du compte, près de dix millions d'euros derrière
l'offre de Canal. Qui gagnerait sans doute à partager un peu le gâteau en choisissant de le diffuser en clair. Public, annonceurs et sponsors lui en seraient gré.
Lundi 11 février 2008
par B.R.
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"Je n'ai pas à demander pardon à l'Angleterre, ni à ceux qui ont parlé à ma place. Je n'ai qu'une chose à dire : ce sont des connards".

The Sun pensait avoir dégoté un scoop première classe. Pensez-donc : vingt-deux ans après sa défaite face à l'Argentine en quart de finale de la Coupe du monde au Mexique, l'Angleterre n'a toujours
pas pansé ses plaies... Il faut dire que la fameuse "main de Dieu" de Diego Maradona, qui avait permis à l'Albiceleste d'ouvrir la marque, tourne toujours en boucle sur les écrans du monde entier.
Tout a été dit sur cette action de filou du roi Diegito, notamment la dimension politique de l'événement, quelques années à peine après le désastre des Malouines (guerre anglo-argentine déclenchée
par une dictature militaire à bout de souffle pour le minuscule archipel des Falkland, au large de l'Amérique du sud).
Le tabloïd anglais était donc le premier. Le seul à avoir obtenu et recopié noir sur blanc les excuses de Maradona. Sauf que...
"Mes propos ont été déformés. Ce que j'ai dit, c'est que beaucoup
de temps avait passé depuis et que l'on ne peut pas revenir en arrière pour modifier le cours de l'Histoire". Qui n'a plus vraiment souri aux Anglais depuis. De quoi continuer à gloser encore
pendant quelque temps. Au moins durant deux ans et le prochain Mondial en Afrique du Sud. Si l'Angleterre ne se fait pas sortir d'ici là.
Lundi 4 février 2008
par B.R.
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"Le conseil d'administration a pris acte avec satisfaction des résultats obtenus à l'issue de cette première phase et a décidé, comme le prévoit le règlement, d'ouvrir
une deuxième phase de la procédure, qui couvrira l'ensemble des lots et qui interviendra dans les prochains jours. A ce stade donc, aucune attribution définitive n'a été
prononcée."

Ce n'est pas vraiment comme ça que les responsables vont réanimer le foot professionnel français. On en attendait en tout cas un peu plus du côté financier ce jeudi. Hasard du calendrier ?
L'annonce des résultats pour l'appel d'offres des droits télé était en tout cas programmée pour ce soir, date du dernier jour du mercato hivernal. Nul doute que pas mal de dirigeants auraient aimé
savoir sur quel budget tabler avant de se lancer dans des achats dispendieux. Et, en décalant de quelques jours l'annonce des résultats définitifs pour l'ensemble de ses douze lots, la LFP les a
semble-t-il privé d'une potentielle manne financière supplémentaire.
La rumeur court en tout cas depuis 20 heures : la Ligue professionnelle serait très loin du compte. Elle rêvait pourtant de faire mieux que les 650 millions d'euros lâchés chaque saison par Canal
+, son diffuseur depuis 1984. Et, si en apparence, l'autosatisfaction est de mise rue Léo-Delibes à Paris, la timidité de l'ensemble des clubs français sur le marché des transferts semble
accréditer les bruits de couloir. Et ce n'est pas le PSG et ses deux obscurs jokers brésiliens qui les contredira. Dommage en tout cas : quelque que soit le résultat comptable, le mercato, lui,
finissait à minuit.
Vendredi 1 février 2008
par B.R.
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"La pratique d'arranger des matches n'est pas un problème répandu en Afrique car les paris constituent un phénomène nouveau".

Soulemine Habouba, un des responsables de la Confédération africaine, semble assez catégorique : le football sur le continent connaît peut-être d'autres problèmes, mais pas de matches achetés. On
aimerait le croire. Sauf qu'à l'heure de la globalisation, n'importe qui peut être frappé... On se souvient des scandales dans le foot belge ou même finlandais, dans lesquels la mafia chinoise,
dominatrice au niveau mondial pour tout ce qui touche aux paris sportifs, n'avaient pas hésité à largement investir. Il semblerait qu'elle ait cette fois jeté son dévolu sur la CAN.
Vendredi, Reinhard Fabisch, sélectionneur du Bénin, révelait ainsi qu'il avait été contacté par un représentant de parieurs pour truquer le score de la rencontre du groupe B face au Mali. Acte
isolé ? Pas vraiment, à en juger les déclarations du président de la Fédération namibienne, qui a affirmé le lendemain : "mes hommes ont été approchés par un homme disant représenter une compagnie
de paris qui leur a offert 30.000 dollars chacun". Tout ça pour assurer... la défaite face à la Guinée. Des Guinéens pourtant annoncés largement favoris devant une équipe namibienne déjà éliminée
après ses deux revers en deux matches. Et l'on se dit que les "parieurs" en question devraient s'intéresser un peu plus à la compétition : quoi qu'il arrive de toute façon, personne n'irait parier
sur la Namibie. A moins de soudoyer les joueurs guinéens. Une piste pour l'enquête ?
Dimanche 27 janvier 2008
par B.R.
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