
Qui a dit que les sportifs n'avaient aucune conscience politique ?
Champion d'Europe du 50 m papillon ce mercredi à Eindhoven, le Serbe Milorad Cavic a prouvé le contraire en arborant un t-shirt pour le moins subversif à l'occasion de la cérémonie de remise des
médailles, sa tunique rouge proclamant, en version originale, "le Kosovo est Serbe". Pas vraiment du goût des instances dirigeantes continentales, qui ont décidé d'exclure le nageur de la suite de
la compétition. Lui qui avait battu le record d'Europe de la distance durant sa finale victorieuse ne pourra donc pas défendre ses chances dans les deux autres épreuves où il était initialement au
programme. Reste que Cavic n'a pas exclu de réitérer son geste cet été à Pékin. Où le message risque de résonner un peu plus fort. A moins que le vacarme actuel au Tibet ne l'empêche de se faire
entendre au mois d'août. Une belle cacophonie en perspective...
Vendredi 21 mars 2008
par B.R.
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Le tennis a pourtant l'habitude de mettre la jeunesse en
avant. Et la victoire surprise du Japonais Kei Nishiroki, à peine 18 ans, en finale du tournoi ATP de Delray Beach le week-end dernier, avait confirmé la tendance. Il n'en reste pas moins que ce
sont pourtant les vétérans (voire les retraités) qui ont mis le feu à l'actu tennistique cette semaine.
Après trois exhibitions à la fin de l'année 2007 face au n°1 mondial Roger Federer, c'est d'abord Pete Sampras qui s'est rappelé aux bons souvenirs de ses fans en dominant facilement l'Allemand
Tommy Haas (6-4 6-2) lors d'une sortie pour le fun à San Jose. Avant que le toujours sanguin Goran Ivanisevic ne sorte à son tour de sa retraite en alpaguant un photographe à l'aéroport de Zagreb.
Chaud bouillant, le Croate aurait détruit son appareil avant de molester le malheureux. Ce qui n'a pas manqué d'exciter Roger Federer, qui a reconnu ce mardi vouloir continuer à jouer pendant
encore dix ans. Histoire de se transformer lui aussi un jour en papy rock'n'roll ?
Mercredi 20 février 2008
par B.R.
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Pour le courage, on repassera... Désigné conseiller artistique
aux cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux de Pékin, le réalisateur américain Steven Spielberg vient pourtant de bousculer l'ordre établi en décidant ce mercredi de quitter son poste. En
cause, l'implication politique de la Chine dans le drame du Darfour, la cause à la mode en ce moment à Hollywood. Un départ fracassant qui aurait pu réouvrir le débat, alors que de nombreuses
organisations de défense des droits de l'homme continue de tenter d'alerter l'opinion sur la situation dans l'Empire du milieu. Les autorités ont en décidé autrement...
En Chine, sans surprise, pas un mot dans les médias : un black-out total pas vraiment surprenant dans un pays qui continue de prétendre que les massacres de la place Tian'anmen en 1989 ne furent
que de petits troubles causés par des repris de justice. Mais là où le bât blesse, c'est que même le Comité international olympique a choisi de ne rien évoquer. Si ce n'est un simple communiqué de
son porte-parole évoquant une simple
"décision personnelle". Evidemment, Spielberg ne représente pas grand-chose au niveau sportif. Reste que sa décision pourrait alerter l'opinion
publique américaine sur la situation. Et effrayer un peu le CIO, qui a l'habitude de chouchouter ses clients outre-Atlantique.
Dommage finalement qu'il n'ait pas pensé à faire signer au réalisateur d'ET le même contrat que celui que le Comité britannique a soumis à ses athlètes : ceux-ci sont interdits de toute déclaration
et de toute opinion contre la politique chinoise, sous peine de se voir priver du voyage olympique. Et ça, même pour Pékin, c'est plutôt moyen...
Mercredi 13 février 2008
par B.R.
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Les spectateurs de la HSBC
Arena de Buffalo en frissonnent sans doute encore. Non pas qu'ils aient attrapé froid en assistant à la rencontre de hockey entre les Sabres et les Panthers de la Florida. C'est juste qu'il ont été
témoins d'un accident rarissime qui aurait pu très mal tourner.
A peine dix minutes à jouer dans le dernier tiers-temps et un avantage de deux buts pour Buffalo, bien parti pour remporter ce dimanche sa vingt-cinquième victoire en saison régulière NHL. De quoi
satisfaire les 20.000 supporters venus assister à une rencontre finalement pas franchement passionnante. L'attaquant de Florida Richard Zednik était tranquillement en train de se replacer quand son
adversaire Clarke McArthur a bousculé Olli Joskinen. Une banale altercation comme la NHL en raffole. Sauf qu'en chutant tête la première, le Finlandais a envoyé son patin droit directement dans la
gorge de Zednik.
La longue trainée de sang sur la moitié de la patinoire témoigne de la violence du coup. Et Zednik, assisté de tous ses coéquipiers, n'est pas passé loin du pire. Un peu comme Clint Malarchuk,
gardien de Buffalo touché à la carotide vingt ans auparavant déjà au même endroit. Une
image effroyable qui
avait fait le tour du monde et qui montrait le joueur, prostré devant ses buts, en train de se vider de son sang. Malarchuk s'en était sorti. Zednik s'en remettra aussi. Pas tous les spectateurs de
la HSBC Arena : certains ont dû quitter le stade, visiblement choqués par l'incident.
Lundi 11 février 2008
par B.R.
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Le torchon brûlait depuis déjà
plusieurs mois entre Memphis et son ailier espagnol Pau Gasol. Lui qui avait mené son pays jusqu'au titre planétaire enrageait de ne jamais parvenir à mener les Grizzlies au sommet en NBA. Après
avoir vivement refusé d'écouter ses velléités de départ, ses dirigeants ont subitement mis fin à une histoire entamée voilà déjà sept ans, depuis qu'ils avaient accepté d'échanger Shareef
Abdur-Rahim avec le 3e choix de la draft d'Atlanta cette année-là. Pau Gasol avait su les remercier en décrochant le titre de meilleur rookie et en dominant les stats des Grizzlies dès sa première
saison.
Régulièrement battus en playoffs par les ogres San Antonio ou Phoenix, Memphis n'a jamais franchi le cap. A l'inverse de sa vedette, carrément sélectionné pour le All-Star Game en 2006. Une juste
récompense pour l'un des big men de la Conférence ouest. Pas vraiment dupe : pour rêver au trophée NBA, il lui fallait changer d'air.
C'est chose faite depuis ce vendredi. Kwame Brown, Aaron McKie et Javaris Crittenton prennent la route du Tennessee. Pau Gasol fait lui le chemin inverse, direction la Californie. Où il portera
désormais la mythique tunique or et pourpre des Los Angeles Lakers. Chez qui il ne manquait finalement qu'une star de son gabarit pour se transformer dès cette année en prétendant revendiqué au
titre. Et Memphis ne sera finalement pas trop dépaysé : dans l'échange, elle a également récupéré les droits du second tour de la draft 2007 de LA, qui a étudié là-bas durant deux ans au lycée. Un
autre Espagnol du nom de Marc... Gasol. Le frère de, tout simplement.
Samedi 2 février 2008
par B.R.
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