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Carnets de match

Rick Reilly n'est pas Patrick Montel... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le commentateur vedette d'ESPN, l'une des principaux médias sportifs américains, sait se montrer caustique à l'égard des organisateurs des Jeux de Pékin. Il devrait pourtant se méfier, beaucoup ont terminé dans un camp de réhabilitation au fin fond de la Chine pour moins que ça... Reste que sa plume acerbe résume assez bien le sentiment général sur ces J.O. Tout se que vous y voyez n'est qu'une illusion...


Au risque d'offenser les censeurs chinois, qui semblent en ce moment être un peu partout, bon nombres de choses durant ces Jeux de Pékin sont fausses VRAISEMBLABLEMENT REELLES. Ce sont les FauxLympiques.

Il y a un immeuble dans le centre de Pékin qui est le symbole parfait de ces Jeux. C'est un édifice monstrueux - il englobe tout un pâté de maisons - impressionnant et magnifique... Jusqu'à ce que vous vous en approchiez. C'est alors que vous vous apercevez de la supercherie L'ASTUCE. Car ce n'est rien d'autre qu'une illusion de chaque côté, une image générée par ordinateur et transféré sur de gigantesques panneaux de plastique. Derrière ces panneaux, le vrai bâtiment se construit, lentement.

Mais le gouvernement chinois a estimé que c'était une horreur QUE CE N'ETAIT PAS UNE IMAGE HARMONIEUSE POUR LE PEUPLE et a donc érigé cette image aux quatre coins du chantier, complétée par deux hommes d'affaires se tenant à la fenêtre et discutant gaiement à propos de la ville magnifique en contrebas.
Faux homme n°1 : « Crois-tu que l'on quittera un jour cette fenêtre ? »
Faux homme n°2 : « Je l'espère, je dois FAIRE MON BOULOT POUR FAIRE DE CES JEUX DE PEKIN UN BON EXEMPLE DE LA SOLIDARITE CHINOISE.

Ces bâtiments en trompe-l'oeil ne sont qu'un début. Le gouvernement chinois est aussi coupable INJUSTEMENT ACCUSE PAR CES MAUDITS MEDIAS OCCIDENTAUX de :
• Avoir préféré une jolie petite fille de neuf ans pour simuler en play-back interpréter « L'Ode à la Mère-Patrie » durant la cérémonie d'ouverture, sur la voix d'une petite de sept ans remplacée à la dernière minute car elle avait les dents pourries UNE LARYNGITE. Rejetée à cause de sa dentition ? Heureusement que les officiels chinois n'étaient pas en charge de Michael Phelps...
Simuler METTRE EN VALEUR 28 des 29 feux d'artifice près du Nid d'Oiseau durant la même cérémonie. En réalité, un seul était vrai. NBC était dans la confidence, son présentateur Matt Lauer révélant uniquement qu'il s'agissait d'une « astuce cinématique ».
• Prétendre, durant la cérémonie, avoir réuni un enfant pour chacune des TRES DIFFICILES A TROUVER 56 ethnies chinoises quand, en réalité, tous n'étaient en fait des enfants que d'un seul peuple, les Han, qui domine le pays.
Falsifier METTRE A JOUR les âges de trois gymnastes chinois, en leur donnant l'âge de 16 ans sur leurs passeports quand bien même les documents et les reportages précédents leurs donnaient 13 et 14 ans. Seize ans est l'âge minimum pour participer aux compétitions de gym aux Jeux. L'équipe chinoise a remporté l'or, laissant l'argent à la triste VIEILLE équipe américaine.
• Avoir rempli les stades avec des armées de « fans volontaires » pour donner l'impression qu'ils étaient pleins quand ils ne l'étaient pas QUAND DES PROBLEMES DE STATIONNEMENT EN ONT EMPECHE L'ACCES.
• Avoir érigé un haut « Mur de la Culture » le long du parcours du marathon pour cacher la misère LES CHARMANTES ZONES D'HABITATION LOCALES.
Expulser, tenir à distance ou arrêter CONTROLER ceux que l'on appelle « les traîtres aux succès des Jeux », incluant les dissidents, les immigrés, les sans-abris et même le champion olympique 2006 de patinage de vitesse et militant pour le Darfour (PAS UN PROBLEME CHINOIS), Joey Cheek.
• Avoir mis en place La Grande Muraille Internet (The Great Firewall) et de bloquer, au centre de presse, l'accès aux sites internet concernant Taiwan, le Tibet, le Darfour (PAS UN PROBLEME CHINOIS), le massacre INCIDENT de la place Tiananmen, Amnesty International et beaucoup d'autres. Cela interdit également l'utilisation de mots tels que « démocratie », « démonstration » ou LA SECTE « Falun Gong » dans les blogs, où ces expressions disparaissent et où les pages « ne sont pas trouvées ». Heureusement, vous pouvez encore trouver la trace de la promesse du président du CIO Jacque Rogge « qu'il n'y aurait pas de censure à Pékin ».

La seule chose que les dirigeants chinois ne pouvaient pas simuler était la météo. Jusqu'à ce qu'ils envoient des « missiles anti-pluie » quelques jours avant la cérémonie d'ouverture pour tenter de chasser les nuages, UN SUCCES POUR LE PLUS GRAND BONHEUR DE TOUS. C'était d'ailleurs la dernière fois que nous avons aperçu le soleil à travers le brouillard de pollution LA BRUME REVIGORANTE.

Dieu seul sait ce qu'ils nous réservent maintenant pour la cérémonie de clôture. Une contrefaçon MARIONNETTE OCCIDENTALE de Dalaï Lama effectuant un 360° dans une fausse piscine olympique ? NOTRE TRES CHER LEADER Le président Hu Jintao interprétant en playback BRILLAMMENT une chanson ? Les deux faux hommes d'affaires dont nous vous avons relaté l'existence un peu plus haut emmenant tous les athlètes hors du stade sous un faux arc-en-ciel.

Voilà en tout cas ce qui arrive quand le CIO trahit FUSIONNE ces principes moraux au profit AVEC des considérations économiques : vous vous retrouvez avec des Jeux Olympiques qui prétendent être un modèle d'ouverture et de liberté pour tout un pays, alors qu'ils sonnent aussi faux que le nez de Michael Jackson ALORS QU'ILS SONT UNE GRANDE MARCHE EN AVANT OLYMPIQUE. Si j'étais Michael Phelps, j'apporterai aussitôt mes huit médailles d'or chez un bon bijoutier, juste pour être sûr... PLUTOT CHEZ M. ZU, SUR LA ROUTE DE ZHONGZHOU, JUSTE A COTE DU SIEGE DU PARTI COMMUNISTE.

Rick Reilly, ESPN - www.espn.go.com
Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 13:33
- Publié dans : Carnets de match - Par B.R.
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La légende dit que les survivants de l'équipe des Dolphins de 1972, la seule à avoir accompli une saison parfaite en NFL (100% de victoires en saison régulière, vainqueur du Superbowl), ont pour habitude de sabrer le champagne quand chute une équipe invaincue. On ne sait pas combien de caisses de mousseux ils ont dû ouvrir ce dimanche après le succès des Giants sur les Patriots, qui n'avaient pas perdu jusqu'ici depuis cet été. Un seul revers, mais de taille, qui fait passer en moins de deux minutes la bande à Brady du statut de héros à celui de zéro. Pour le plus grand bonheur de New York.

superbowl.jpg
Merci les Giants... France 2 peut avoir le sourire : l'exploit de New York, victorieux des Patriots à l'issue d'un des Superbowl les plus indécis de toute l'histoire de la NFL, lui a permis de réunir près de 500.000 téléspectateurs au beau milieu de la nuit.

Pour l'occasion, le service public avait fait les choses en grand : intervenants taille XXL (Philippe Gardent est définitivement l'un des sportifs français les mieux bâtis), plateau aux couleurs de l'événement (ils pourront sans souci l'utiliser à nouveau dans quelques mois pour les élections présidentielles de novembre) et un Laurent Luyat décidemment inusable (qui d'autre que lui pour animer sans ciller plus de cinq heures de direct ?)...

On a pourtant longtemps pensé assister à une "petite" finale (seulement dix points en près de cinquante minutes). Invaincu tout au long de l'année (seize rencontres de saison régulière, deux de playoffs), New England tenait en effet parfaitement son affaire : un touchdown dès le premier quart-temps, un second en réponse à celui de New York à l'entame du quatrième, et une solidité défensive à toute épreuve. Ou presque.

Car Eli Manning a finalement fait souffler un vent de folie. Tandis que son vis-à-vis Tom Brady se faisait secouer comme jamais cette année (six sacks durant toute la saison, cinq de plus durant le Superbowl !), le frère de Payton, champion et MVP l'année dernière avec Indianapolis, permettait aux Giants de remonter par deux fois tout le terrain. Et offrait à Plaxico Burress le touchdown pour un incroyable retournement (17-14). Les derniers efforts des Pats n'y auront rien changé : ils ne rejoindront pas les Miami Dolphins millésime 1972, seule équipe a avoir réussi la saison parfaite.

Boston ne signera donc pas le Grand Chelem promis par pas mal de spécialistes après la victoire des Red Sox en baseball et en attendant le sacré annoncé des Celtics en NBA. New York s'en fout, la Grosse pomme est à nouveau géante.
Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /2008 19:58
- Publié dans : Carnets de match - Par B.R.
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Le merveilleux voyage aux antipodes de Jo-Wilfried Tsonga s'est achevé ce dimanche en finale de l'Open d'Australie par une défaite face au Serbe Novak Djokovic, n°3 mondial, qui remporte à 20 ans son tout premier titre en Grand Chelem. Tsonga, qui est passé vraiment tout près de l'exploit, n'inscrira donc pas son nom au palmarès de l'épreuve à Melbourne. Toujours à la recherche d'un premier trophée dans sa carrière pro, le Français, qui aurait pu devenir là-bas le second joueur non-tête de série à remporter le tournoi, après Mark Edmonson en 1976, n'aura peut-être plus jamais une occasion pareille. Normal, le voilà qui rentre dans le top 20 au classement ATP (18e dès ce lundi). Une position qui pourrait encore progresser si Tsonga maintient dorénavant le niveau de jeu qui fut le sien en Australie. Où il est devenu une vedette. Récit d'une passion à l'autre bout du monde...

tsonga.jpg
Jo-Wildfried Tsonga a volé comme un papillon et piqué comme une abeille. Mais, à la fin, c'est le Serbe Novak Djokovic qui a envoyé le Français au tapis pour s'emparer de la couronne à l'Open d'Australie.

C'était le premier titre en Grand Chelem de Djokovic, 20 ans. Qui valait bien d'embrasser le sol bleu de la Rod Laver Arena après sa victoire 4-6, 6-4, 6-3, 7-6. Les deux venaient de combattre durant trois heures et six minutes.

Tsonga, sosie de Mohammed Ali, a pourtant dominé le début des débats à grands coups de raquette, mettant Melbourne en ébulittion. Il remportait le premier set en prenant le service de Djokovic, alors que le Serbe n'en avait pas concédé un seul depuis le début du tournoi. Didier, Evelyne - les parents du Français qui n'auraient la rencontre pour rien au monde - et toute la foule se levaient pour l'ovationner. Didier était du légendaire "Rumble in the Jungle" entre Mohammed Ali et George Foreman à Kinshasa en 1974. Il pensait voir son fils remporter à son tour l'un des plus beaux trophées du sport. C'était sans compter sur Djokovic...

Il y avait bien en tribune un Premier ministre et tout un lot de célébrités, à commencer par Sting ou James Packer. Mais la vraie tête d'affiche était un garçon de 22 ans : Tsonga. Ses fans hissaient des posters d'Ali et l'appelaient le "Roi Tsonga", sans pouvoir toutefois le porter jusqu'à la victoire.

Djokovic remportait le deuxième set, mais ne réussissait pas à séduire le public, qui allaient même parfois jusqu'à le siffler.

Djokovic et Tsonga ne s'étaient certes jamais affronté jusque-là. Mais ils avaient tous les deux une sacrée collection de scalps récoltés sur la route de la finale : Tsonga avait triomphé du n°2 mondial Rafael Nadal en demi-finale, pendant que Djokovic défaisait lui le n°1 Roger Federer.

La rencontre entre Tsonga et Djokovic semble amorcer le début d'une nouvelle ère, le Serbe expliquant "que les gens voulaient du changement". Ils ont été servis.

The Sydney Morning Herald -  www.smh.com.au
Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /2008 15:59
- Publié dans : Carnets de match - Par B.R.
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franceangleterre.jpg
Merci qui ? Merci Jonny, six points lors des cinq dernières minutes (une pénalité et un drop pour bien nous enfoncer). La France menait alors encore 9-8, malgré l'instantané de Lewsey (un essai après à peine 78 secondes de jeu, le seul de la partie). 9-14 donc et pas de finale pour les Bleus, stoppés comme il y a quatre ans par l'Angleterre de Sir Wilkinson. Au moins, c'en est fini avec ce Stade de France maudit : ils retrouveront le Parc des Princes pour la première fois depuis 97 lors du match pour la 3e place vendredi prochain. Nicolas Sarkozy sera-il toujours là ? Car hier, on ne l'a plus revu de la soirée à la télé. Surtout pas dans la défaite. Outre-Manche, eux s'en foutent : aux Anglais la promenade sur les Champs-Elysées...

England 14-9   France
1 Essais 0
0 Transformations  0
2 Pénalités  3
1
Drops  0
83   Plaquages 92
9 Plaqu. ratés  9
74 Courses 65
313
Distance parcourue (m) 259
7/7
Mêlées gagnées
7/7
13/14
Touches gagnées 21/22
72/74
Rucks gagnés
62/67
1 Percées
1
12
Balles perdues
11
9
Pénalités concédées
5
50% Possession 50%
47% Domination territoriale 53%

Setanta Sports - setantasports.com
Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /2007 23:58
- Publié dans : Carnets de match - Par B.R.
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Décidemment, le handball est bien l'une des disciplines majeures en France. On ne compte plus les titres empochés ces dernières années par les sélections masculines et féminines, toutes les deux parmi les meilleures au monde. Un exemple qui n'a pas manqué d'inspirer l'équipe nationale des moins de 17 ans, tout juste sacrée lors du championnat d'Europe féminin en Slovaquie. Une victoire 30-20 face à l'Espagne qui permet à la sélection de Pierre Mangin de franchir un nouveau cap après sa 3e place lors de l'édition 2005 et sa 4e place aux derniers Mondiaux. Carnet de balles...

france-espoir-handball.jpg
L'équipe nationale de France a été sacrée nouveau champion d'Europe à Bratislava. Dans la dernière rencontre du tournoi, à la Sibamac Arena NTC, les Françaises ont écrasé l'Espagne 30-20 et succédé au Danemark sur le trône continental.

Lors des rencontres de préparation pour l'Euro, la France s'était imposée à deux reprises (22-19, 25-21) sur les Espagnoles et il semble qu'elles aient déjà pris un avantage décisif pour le titre à cette occasion. Au début, chaque équipe jouait prudemment. A 5-5, les joueuses de Pierre Mangin prenaient un avantage de quatre buts, qui les protégeaient jusqu'à la pause.

L'Espagne prenait un meilleur départ en seconde période et revenait à deux buts. Elles jouaient en supériorité numérique à 15-17, avec deux joueuses françaises sur le banc mais manquaient l'occasion de recoller. Elles ne marquaient même pas. C'était le tournant du match : la résistance espagnole s'effondrait. En face, la France enquillait les buts, ne permettant à son adversaire de ne marquer que cinq buts de plus. L'humiliante défaite espagnole était inévitable et la France décrochait l'or après le bronze à Vienne en 2005.

Pierre Mangin : "C'était un match entre deux équipes fatiguées. Le plus important, c'est que nous n'avons pas eu trop de blessures durant la compétition, ce qui nous a beaucoup aidé dans la finale. Nous savions que si nous accélérions le jeu, nous fatiguerions nos adversaires. Nous avions une bonne défense, nous avons joué prudemment, patiemment, en attendant notre heure. Je suis fier de mes joueuses et je remercie tout le staff. Je suis vraiment heureux."

Euro 2007 - www.euro2007.sk

Elles sont championnes : Sonia Bonche (Lège-Cap-Ferret), Pauline Leythienne (Yutz) ; Martine Ringayen (H2ML), Christelle Manga (Fleury-les-Aubrais), Estelle Nze Minko (Nantes), Océane Feroussier (Le Pouzin), Elodie Boyer (Bègles), Eva Turpin (Bourg-de-Péage), Isaure Vigner (Angoulême), Laura Ceccaldi (Valréas), Gnonsiane Niombla (ASU Lyon), Céline Blard (H2ML), Marlène Guillon (HB Vallée), Marie Jaubert (Celles/Belles), Marie Prudhomme (Cergy), Koumba Cissé (Cergy).

Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 18:41
- Publié dans : Carnets de match - Par B.R.
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