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La légende dit que les survivants de l'équipe des Dolphins de 1972, la seule à avoir accompli une saison parfaite en NFL (100% de victoires en saison régulière, vainqueur du Superbowl), ont pour habitude de sabrer le champagne quand chute une équipe invaincue. On ne sait pas combien de caisses de mousseux ils ont dû ouvrir ce dimanche après le succès des Giants sur les Patriots, qui n'avaient pas perdu jusqu'ici depuis cet été. Un seul revers, mais de taille, qui fait passer en moins de deux minutes la bande à Brady du statut de héros à celui de zéro. Pour le plus grand bonheur de New York.

superbowl.jpg
Merci les Giants... France 2 peut avoir le sourire : l'exploit de New York, victorieux des Patriots à l'issue d'un des Superbowl les plus indécis de toute l'histoire de la NFL, lui a permis de réunir près de 500.000 téléspectateurs au beau milieu de la nuit.

Pour l'occasion, le service public avait fait les choses en grand : intervenants taille XXL (Philippe Gardent est définitivement l'un des sportifs français les mieux bâtis), plateau aux couleurs de l'événement (ils pourront sans souci l'utiliser à nouveau dans quelques mois pour les élections présidentielles de novembre) et un Laurent Luyat décidemment inusable (qui d'autre que lui pour animer sans ciller plus de cinq heures de direct ?)...

On a pourtant longtemps pensé assister à une "petite" finale (seulement dix points en près de cinquante minutes). Invaincu tout au long de l'année (seize rencontres de saison régulière, deux de playoffs), New England tenait en effet parfaitement son affaire : un touchdown dès le premier quart-temps, un second en réponse à celui de New York à l'entame du quatrième, et une solidité défensive à toute épreuve. Ou presque.

Car Eli Manning a finalement fait souffler un vent de folie. Tandis que son vis-à-vis Tom Brady se faisait secouer comme jamais cette année (six sacks durant toute la saison, cinq de plus durant le Superbowl !), le frère de Payton, champion et MVP l'année dernière avec Indianapolis, permettait aux Giants de remonter par deux fois tout le terrain. Et offrait à Plaxico Burress le touchdown pour un incroyable retournement (17-14). Les derniers efforts des Pats n'y auront rien changé : ils ne rejoindront pas les Miami Dolphins millésime 1972, seule équipe a avoir réussi la saison parfaite.

Boston ne signera donc pas le Grand Chelem promis par pas mal de spécialistes après la victoire des Red Sox en baseball et en attendant le sacré annoncé des Celtics en NBA. New York s'en fout, la Grosse pomme est à nouveau géante.
Lundi 4 février 2008
par B.R. publié dans : Carnets de match
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Le merveilleux voyage aux antipodes de Jo-Wilfried Tsonga s'est achevé ce dimanche en finale de l'Open d'Australie par une défaite face au Serbe Novak Djokovic, n°3 mondial, qui remporte à 20 ans son tout premier titre en Grand Chelem. Tsonga, qui est passé vraiment tout près de l'exploit, n'inscrira donc pas son nom au palmarès de l'épreuve à Melbourne. Toujours à la recherche d'un premier trophée dans sa carrière pro, le Français, qui aurait pu devenir là-bas le second joueur non-tête de série à remporter le tournoi, après Mark Edmonson en 1976, n'aura peut-être plus jamais une occasion pareille. Normal, le voilà qui rentre dans le top 20 au classement ATP (18e dès ce lundi). Une position qui pourrait encore progresser si Tsonga maintient dorénavant le niveau de jeu qui fut le sien en Australie. Où il est devenu une vedette. Récit d'une passion à l'autre bout du monde...

tsonga.jpg
Jo-Wildfried Tsonga a volé comme un papillon et piqué comme une abeille. Mais, à la fin, c'est le Serbe Novak Djokovic qui a envoyé le Français au tapis pour s'emparer de la couronne à l'Open d'Australie.

C'était le premier titre en Grand Chelem de Djokovic, 20 ans. Qui valait bien d'embrasser le sol bleu de la Rod Laver Arena après sa victoire 4-6, 6-4, 6-3, 7-6. Les deux venaient de combattre durant trois heures et six minutes.

Tsonga, sosie de Mohammed Ali, a pourtant dominé le début des débats à grands coups de raquette, mettant Melbourne en ébulittion. Il remportait le premier set en prenant le service de Djokovic, alors que le Serbe n'en avait pas concédé un seul depuis le début du tournoi. Didier, Evelyne - les parents du Français qui n'auraient la rencontre pour rien au monde - et toute la foule se levaient pour l'ovationner. Didier était du légendaire "Rumble in the Jungle" entre Mohammed Ali et George Foreman à Kinshasa en 1974. Il pensait voir son fils remporter à son tour l'un des plus beaux trophées du sport. C'était sans compter sur Djokovic...

Il y avait bien en tribune un Premier ministre et tout un lot de célébrités, à commencer par Sting ou James Packer. Mais la vraie tête d'affiche était un garçon de 22 ans : Tsonga. Ses fans hissaient des posters d'Ali et l'appelaient le "Roi Tsonga", sans pouvoir toutefois le porter jusqu'à la victoire.

Djokovic remportait le deuxième set, mais ne réussissait pas à séduire le public, qui allaient même parfois jusqu'à le siffler.

Djokovic et Tsonga ne s'étaient certes jamais affronté jusque-là. Mais ils avaient tous les deux une sacrée collection de scalps récoltés sur la route de la finale : Tsonga avait triomphé du n°2 mondial Rafael Nadal en demi-finale, pendant que Djokovic défaisait lui le n°1 Roger Federer.

La rencontre entre Tsonga et Djokovic semble amorcer le début d'une nouvelle ère, le Serbe expliquant "que les gens voulaient du changement". Ils ont été servis.

The Sydney Morning Herald -  www.smh.com.au
Dimanche 27 janvier 2008
par B.R. publié dans : Carnets de match
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franceangleterre.jpg
Merci qui ? Merci Jonny, six points lors des cinq dernières minutes (une pénalité et un drop pour bien nous enfoncer). La France menait alors encore 9-8, malgré l'instantané de Lewsey (un essai après à peine 78 secondes de jeu, le seul de la partie). 9-14 donc et pas de finale pour les Bleus, stoppés comme il y a quatre ans par l'Angleterre de Sir Wilkinson. Au moins, c'en est fini avec ce Stade de France maudit : ils retrouveront le Parc des Princes pour la première fois depuis 97 lors du match pour la 3e place vendredi prochain. Nicolas Sarkozy sera-il toujours là ? Car hier, on ne l'a plus revu de la soirée à la télé. Surtout pas dans la défaite. Outre-Manche, eux s'en foutent : aux Anglais la promenade sur les Champs-Elysées...

England 14-9   France
1 Essais 0
0 Transformations  0
2 Pénalités  3
1
Drops  0
83   Plaquages 92
9 Plaqu. ratés  9
74 Courses 65
313
Distance parcourue (m) 259
7/7
Mêlées gagnées
7/7
13/14
Touches gagnées 21/22
72/74
Rucks gagnés
62/67
1 Percées
1
12
Balles perdues
11
9
Pénalités concédées
5
50% Possession 50%
47% Domination territoriale 53%

Setanta Sports - setantasports.com
Samedi 13 octobre 2007
par B.R. publié dans : Carnets de match
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Décidemment, le handball est bien l'une des disciplines majeures en France. On ne compte plus les titres empochés ces dernières années par les sélections masculines et féminines, toutes les deux parmi les meilleures au monde. Un exemple qui n'a pas manqué d'inspirer l'équipe nationale des moins de 17 ans, tout juste sacrée lors du championnat d'Europe féminin en Slovaquie. Une victoire 30-20 face à l'Espagne qui permet à la sélection de Pierre Mangin de franchir un nouveau cap après sa 3e place lors de l'édition 2005 et sa 4e place aux derniers Mondiaux. Carnet de balles...

france-espoir-handball.jpg
L'équipe nationale de France a été sacrée nouveau champion d'Europe à Bratislava. Dans la dernière rencontre du tournoi, à la Sibamac Arena NTC, les Françaises ont écrasé l'Espagne 30-20 et succédé au Danemark sur le trône continental.

Lors des rencontres de préparation pour l'Euro, la France s'était imposée à deux reprises (22-19, 25-21) sur les Espagnoles et il semble qu'elles aient déjà pris un avantage décisif pour le titre à cette occasion. Au début, chaque équipe jouait prudemment. A 5-5, les joueuses de Pierre Mangin prenaient un avantage de quatre buts, qui les protégeaient jusqu'à la pause.

L'Espagne prenait un meilleur départ en seconde période et revenait à deux buts. Elles jouaient en supériorité numérique à 15-17, avec deux joueuses françaises sur le banc mais manquaient l'occasion de recoller. Elles ne marquaient même pas. C'était le tournant du match : la résistance espagnole s'effondrait. En face, la France enquillait les buts, ne permettant à son adversaire de ne marquer que cinq buts de plus. L'humiliante défaite espagnole était inévitable et la France décrochait l'or après le bronze à Vienne en 2005.

Pierre Mangin : "C'était un match entre deux équipes fatiguées. Le plus important, c'est que nous n'avons pas eu trop de blessures durant la compétition, ce qui nous a beaucoup aidé dans la finale. Nous savions que si nous accélérions le jeu, nous fatiguerions nos adversaires. Nous avions une bonne défense, nous avons joué prudemment, patiemment, en attendant notre heure. Je suis fier de mes joueuses et je remercie tout le staff. Je suis vraiment heureux."

Euro 2007 - www.euro2007.sk

Elles sont championnes : Sonia Bonche (Lège-Cap-Ferret), Pauline Leythienne (Yutz) ; Martine Ringayen (H2ML), Christelle Manga (Fleury-les-Aubrais), Estelle Nze Minko (Nantes), Océane Feroussier (Le Pouzin), Elodie Boyer (Bègles), Eva Turpin (Bourg-de-Péage), Isaure Vigner (Angoulême), Laura Ceccaldi (Valréas), Gnonsiane Niombla (ASU Lyon), Céline Blard (H2ML), Marlène Guillon (HB Vallée), Marie Jaubert (Celles/Belles), Marie Prudhomme (Cergy), Koumba Cissé (Cergy).

Mercredi 11 juillet 2007
par B.R. publié dans : Carnets de match
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La France qualifiée pour les championnats du monde de football. Quoi de plus naturel ? Sauf qu'il s'agit ici de la version US. La même qu'en NFL. En compagnie du Japon, hôte de cette troisième édition et double tenant du titre, de la Suède (ses deux adversaires en phase de poules), de l'Allemagne, de la Corée et des Etats-Unis (représentés, pour leur première participation, par une sélection des meilleurs universitaires), les Bleus tenteront, d'ici le 15 juillet, de faire mieux qu'en 2003, où ils s'étaient classé au 4e rang. Sur quatre participants... Pas évident : dès l'ouverture de la compétition, la France s'est lourdement inclinée face aux Nippons (48-0). La Fédération Française y était. Carnet de (dé)route...

francejapon.jpg
Le Japon trop fort... Voilà l’impression unanime qui se dégage de ce match d’ouverture de la Coupe du Monde, entre le Japon et la France. L’équipe de France savait que vaincre les double champions du monde, devant leur public, constituerait un véritable exploit. Les joueurs et le staff s’étaient préparés à livrer ce combat. Visiblement, cela n’aura pas été suffisant. Loin de là même... Notre sélection nationale sort de ce duel avec une défaite au compteur, et une de celles qui laissent des traces, physiques et morales.

L’équipe n’est jamais réellement entrée dans la partie. La pression ? La fatigue ? Pas nécessairement la peine d’aller chercher aussi loin les raisons de cette lourde désillusion. Il suffit de mettre les tords sur le dos de l’adversaire du jour... Trop fort donc ces Japonais. Une pression défensive permanente sur le quarterback bleu, annihilant toute possibilité de jeu aérien... Une muraille impénétrable pour nos coureurs, avec pour conséquence directe, un jeu au sol des plus stériles... Beaucoup trop de fautes en attaque et une défense qui essaye de tenir une baraque fortement chahutée. La poussée est trop intense et les touchdowns s’enchaînent, irrémédiablement.

Le résumé du match est sans équivoque. La première action de jeu illustre tout cela à merveille : William Leonardo de Sa se fait sacker dans sa zone d’en-but et le match débute sur un safety encaissé. Les Japonais progressent bien et marque le 1er touchdown sur une course de 2 yards. 9 à 0. L’équipe nippone continue et enfonce un peu plus le clou sur une passe de 18 yards. L’équipe de France subit : chaque nouvelle série démarre très proche, trop proche, de sa zone d’en-but. Les Japonais dominent de la tête et des épaules : 3e touchdown sur une passe de 33 yards. La transformation est bloquée. Et toujours pas de 1ère tentative pour les bleus...

24 à 0 à la mi-temps et la deuxième ne sera qu’une confirmation de cette tendance. La France se voit obligée de se dégager en permanence, sa progression étant constamment stoppée nette par l’escouade défensive japonaise. L’attaque nippone prend le relais et déroule : nouveau touchdown sur une course de 1 yard. Puis sur une autre de 3 yards... Le navire coule...

Au 3e quart-temps, le coach fait tourner l’effectif. Entrent en scène Paul Durand, en tant que quarterback, et Ivan Woczejzichowski, au poste de running back. Les bleus reprennent alors quelques couleurs, avec une belle alternance entre jeu de passes sur Marc-Angelo Soumah et courses d’Ivan Woczejzichowski, le nouvel entrant. La France pénètre pour la première fois dans la red zone nippone. Mais la pression défensive s’intensifie alors et Paul Durand échappe le ballon. Fumble recouvert par le Japon. S’en suivront une interception sur une passe rapide de Durand et un fiel goal réussi par les locaux.

Aurélien Sempey ira de son interception, en toute fin de match, sur une passe du quarterback adverse. A moins d’une minute à jouer, Paul Durand, sous la pression, échappe à nouveau le ballon, récupéré et retourné, jusqu’à la zone d’en-but française... Nouveau touchdown pour achever le travail. 48 à 0, score final. La baraque bleue n’a pas résistée ! Le tableau d’affichage du stade de Todoroki témoigne du fossé qui sépare ces deux nations du football américain. Les cris de joie du public, venu massivement assister à l’écrasante victoire de leurs protégés, ne font qu’accentuer ce sentiment d’impuissance face à une telle vague nippone. Bref, l’après match s’annonce douloureux.

Et pourtant, il va falloir relever la tête et aller chercher une victoire contre la Suède, mardi 10 juillet, et ceci afin de préserver une chance de médaille. Il est désormais impossible d’envisager une finale lors de cette Coupe du Monde, mais la breloque de bronze, elle, reste accessible ! Il faut désormais mettre de côté ce naufrage, cette douche japonaise, et se remettre au travail pour aller, dès le deuxième match de poule, titiller ces suédois, champions d’Europe en titre. Une fois encore, la tâche risque d’être ardue. Mais maintenant, outre les qualités indéniables de nos bleus, l'orgueil aura un rôle important à jouer...

Fédération Française de Football Américain - www.fffa.org
Dimanche 8 juillet 2007
par B.R. publié dans : Carnets de match
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