Direction Manchester... Deuxième du groupe E derrière le Barça, l'OL n'avait que peu de chances d'échapper à un ogre en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
Les Lyonnais recroiseront donc la route des Diables rouges, qu'ils n'avaient réussi à vaincre voilà un peu plus de trois ans (un nul 2-2 à Gerland, une défaite 2-1 à Old Trafford). Invaincus (cinq
succès, un nul) jusqu'ici dans cette édition 2007-08, les Mancuniens n'en redoutaient toutefois pas de tomber sur la bande à Juninho : "c'est un tirage difficile. Lyon était probablement la
meilleure équipe du deuxième chapeau." Même son de cloche chez Alex Ferguson, guère plus confiant que ses dirigeants : "c'est l'équipe la plus difficile des cinq que nous pouvions
affronter. J'espère simplement avoir tous mes joueurs à disposition avant le match aller pour pouvoir choisir l'équipe que je veux."
Sur le terrain, l'OL jouera sans doute presque à jeu égal avec son rival. Reste à savoir s'il en sera de même côté tribune. A en juger par ce documentaire signé Bruno Raymond, à l'époque du quart de finale contre le Milan AC il y a deux ans, il n'y a pas de quoi douter...
Sur le terrain, l'OL jouera sans doute presque à jeu égal avec son rival. Reste à savoir s'il en sera de même côté tribune. A en juger par ce documentaire signé Bruno Raymond, à l'époque du quart de finale contre le Milan AC il y a deux ans, il n'y a pas de quoi douter...
Vendredi 21 décembre 2007
par B.R.
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Un peu d'histoire...
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L'histoire prend parfois de drôles de raccourcis. Sans doute le duo le plus efficace du sport automobile français moderne, Jean Todt et Guy Fréquelin ont décidé, sans se concerter, de se
retirer des paddocks à la fin de la saison. Sur un ultime succès. Destins croisés.
Las, Jean
Calvet n'est pas sur la même longueur d'ondes. Selon lui, les frais d'engagement et de fonctionnement sont trop lourds pour une entreprise qui commence à peine à redresser financièrement la barre.
Après douze ans de succès, Jean Todt quitte Peugeot. Direction l'Italie. Ferrari s'est récemment mise au français en alignant la doublette Prost-Alesi. Techniquement, l'écurie n'est pourtant pas au
niveau, Alain Prost allant même jusqu'à comparer sa voiture à un camion. Ecarté par le patron de l'époque Piero Fusaro, le triple champion du monde refuse de cèder à Luca Di Montezemolo, qui ne
peut compter sur son remplaçant, Ivan Capelli, pour redresser la situation. Autant dire que Todt débarque en juin 93 dans une équipe qui n'est plus que l'ombre d'elle-même. Bien loin de sa légende.
Il ne lui faudra qu'un an pour renouer avec la victoire : Gerhard Berger remporte le GP d'Allemagne 94 et met fin à quatre ans de disette pour la Scuderia.
Malgré leur
séparation sportive, Todt et Guy Fréquelin ont suivi la même trajectoire. En prenant les rênes de l'écurie Citroën Sport en 1989, l'ancien pilote, qui a lui choisi de rester dans le giron du groupe
PSA, a dû patienter plus d'une décennie avant de voir son travail de l'ombre récompensé. Et comme son ancien partenaire avec Schumacher, c'est sa rencontre avec un autre pilote d'exception qui va
bouleverser sa vie et l'exposer en pleine lumière.
Grandeur et décadence d'une équipe. D'une
époque. Auteur de l'excellent documentaire Once in a Lifetime, récemment diffusé sur Canal +, en 2006, Paul Crowder a parfaitement résumé l'état d'esprit des propriétaires des New York
Cosmos, mythique équipe américaine réunissant, comme au All Star Game, la plupart des stars du moment. Le roi Pelé (qui refusa d'intervenir dans le film, réclamant près de 100.000 dollars pour un
simple entretien), Franz Beckenbauer, Carlos Alberto... Rien moins que trois champions du monde dans une compétition pourtant peu relevée jusqu'ici. Jusqu'à ce que les dirigeants ne se décident à
favoriser l'arrivée des étoiles durant les années 70.
Que faire quand ses adversaires embauchent à tour de bras les
joueurs les plus célèbres du monde ? C'est simple, il suffit de suivre la tendance. Et voilà comment, après George Best (de 76 à 78), Johan Cruyff s'engage avec les Aztecs de Los Angeles. Débarqué
en Californie en même temps que son compatriote Suurbier, le meneur de jeu, trois Coupes des champions consécutives avec l'Ajax et une finale de Coupe du monde avec les Pays-Bas, amène avec lui son
numéro 14. Le plus demandé par les fans de l'époque. A L.A., Cruyff gagne un surnom, El Salvador. Mais pas de nouveau trophée.
"Banks of England" est une institution outre-Manche. Gardien titulaire de la sélection nationale de 1963
à 1972, il est entré dans la légende durant l'été 66 grâce au succès de l'Angleterre dans "sa" Coupe du monde. Considéré encore aujourd'hui, au même titre qu'un Lev Yachin ou qu'un Dino Zoff, comme
l'un des meilleurs portiers de l'histoire, Gordon Banks n'a paradoxalement pourtant jamais évolué dans une équipe de premier plan.
Avant de devenir ce gros monsieur que l'on aperçoit en tribune à
chaque sortie du Benfica Lisbonne ou de la sélection portugaise, Eusebio était surnommé "la panthère noire". L'un des joueurs les plus doués de sa génération. La vedette absolue pour tout un pays
qui acceptait pourtant encore difficilement de faire un peu de place à ceux venus des lointaines colonies d'Afrique, Angola, Mozambique ou Cap Vert.
Bien sûr, Peter Beardsley n'est pas le joueur le plus connu à
avoir évolué en NASL. Loin de là. Mais, alors que les clubs avaient pour habitude de recruter des vedettes en fin de vie sportive, les Vancouver Whitecaps, champions deux ans auparavant, ont choisi
d'innover en engageant durant l'été 81 un jeune anglais d'à peine 20 ans. Le natif de Newcastle, qui s'était vu refuser plus jeune l'accès à l'équipe pro de son club de toujours, venait de briller
avec la petite formation de Carlisle United (26 buts). Sans parvenir à convaincre.
Comme une violente déflagration
dans l'univers aseptisé du tennis féminin. Elle qui a fourni tant d'efforts tout au long de ses dix ans de carrière pour garder son image de petite princesse de la raquette vient de tout faire
voler en éclat. Contrôlée positive à la cocaïne lors de la dernière édition de Wimbledon, Martina Hingis ne pouvait imaginer pire scénario. Programmée pour gagner par une mère omnipotente, qui a
pendant longtemps maîtrisé, parfois jusqu'à la caricature, le côté "oie blanche" d'une joueuse pourtant plus rock'n'roll, voire sournoise, que ce qu'on en voyait sur le court ou lors des
conférences de presse (Amélie Mauresmo, qualifiée en 1999 de "demi-homme", peut en témoigner...), Hingis a longtemps tout prévu. Tout réussi. Sauf sa sortie.
"J'aurais mieux fait de rester coucher". Une maxime qui s'applique aussi souvent aux vedettes sur le retour... Evander Holyfield a ainsi tenté un improbable come-back ce samedi à
Moscou. Mais, à 45 ans, il aurait dû se méfier : désormais, ce sont bien les Russes les maîtres de la catégorie. Rocky IV disait vrai : 



