On trouve de tout dans l'histoire du ballon rond.
Où les affaires de famille n'ont finalement rien d'exceptionnel, même au niveau international. Des liens fraternels (pêle-mêle les fratries Laudrup, Koeman, de Boer, Kalou ou Revelli), des rapports
père-fils (Jean et Youri Djorkaeff, Eidur Gudjohnsen, remplaçant son paternel Arnor lors de sa toute première sélection en équipe d'Islande...) et pas mal d'autres combinaisons.Le football a suivi (voire parfois précédé) l'évolution géopolitique du monde et les nombreux échanges internationaux y ont logiquement favorisé la mixité. C'est ainsi par exemple que David Trézéguet, fils de Jorge, goleador argentin, a pu défendre avec succès les couleurs de la France. Ou que les fils Thuram et Zidane porteront peut-être à l'avenir les maillots de leurs pays de naissance respectifs, l'Italie et l'Espagne.
En décidant de relancer l'expérience équipe de France A', ce mardi face à la République démocratique du Congo, Raymond Domenech n'imaginait sans doute pas permettre l'écriture d'une petite page de cette longue épopée du foot mondial. Et pourtant.
On savait depuis déjà quelques semaines le gardien marseillais Stève Mandanda aux portes de la sélection nationale. Convoqué par Domenech dans la liste élargie de 36 joueurs, l'ancien Havrais ne prétendait évidemment pas à une place pour le match contre l'Espagne. Mais, en l'absence du traditionnel n°3 Sébastien Frey, il obtient le poste de titulaire pour la rencontre face aux Congolais. Où il pourrait croiser le chemin de son parfait homonyme, un jeune portier de 18 ans. Et pour cause : Parfait, qui défend d'ordinaire les buts de Bordeaux en CFA, n'est autre que le cadet de Stève Mandanda... Qui a donc lui opté pour le pays d'origine de son père.
Rare, très rare. Unique peut-être même. Car ni les frères Goodall (John pour l'Angleterre, Archie pour l'Irlande) dans les années 1890, ni les Vieri (Christian l'Italien et Max l'Australien), pas plus que les Hollins (David, Galles, et John, Angleterre), que les Hitchens ou les Baker (partagés entre l'Angleterre et les Etats-Unis) ni même que les frangins Wegerle (Roy pour les Etats-Unis et Steve pour l'Afrique du Sud), les seuls cas référencés dans les annales, n'ont eu l'occasion de se défier sous les couleurs de leurs nations respectives. Une première dont pourra donc peut-être se prévaloir la famille Mandanda. Mais pas l'équipe de France : la Fifa ne reconnaît en effet pas les rencontres des A'. Le duel fratricide n'aura donc pour l'instant qu'une valeur toute anecdotique. En attendant pourquoi pas de retrouver les Mandanda dans le même groupe lors de la prochaine Coupe du monde. Leurs retrouvailles prendraient alors une autre dimension.
EDIT : Raté ! Les frangins Mandanda n'auront fait que se croiser puisque Stève, titularisé par Raymond Domenech, a laissé sa place à la mi-temps à Hugo Lloris... pendant que Parfait remplaçait, lui, dans le même temps Kudimbana, préféré par Otis N'Goma. A croire qu'ils l'ont fait exprès...
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Pouvait-il en être autrement ? Les vraies surprises de la Coupe du monde de rugby ont été plutôt chiches. Suffisamment pour avoir fait du jeune ailier américain Ngwenya Takudzwa la
révélation de la compétition. Un numéro de funambule face à Brian Habana et aux champions du monde sud-africains, élu selon les pontes de l'IRB rien moins qu'"essai de l'année", un second contre
les Tonga et voilà comment un ailier de 21 ans évoluant à Dallas, illustre inconnu jusque-là, déboule sur la planète rugby...
Et si c'était ça finalement l'écart entre
la France et l'Angleterre ? Habituelle terre d'accueil des attaquants de petite taille (Marama Vahirua, Baky Koné...), l'OGC Nice n'a pas dérogé à ses principes en engageant le Ghanéen Derek
Asamoah, 1,68 m. Un avant-centre de poche recruté du côté de Shrewsbury Town, club de... 4e division !
Les Verts ne sont plus les plus forts depuis belle
lurette. Ce qui ne les empêche pas de se montrer plutôt actifs sur le marché de l’été… Avec déjà pas moins de sept recrues (sans compter les retours de prêts), l’ASSE version Laurent Roussey ferait
presque rêver. Du moins les fans du championnat de France. Car avec Gigliotti, Matuidi et Payet, Saint-Etienne a réussi son coup : attirer quelques-uns des meilleurs espoirs de la L1. Reste que le
club du Forez a surtout claqué sa cagnotte pour un défenseur brésilien inconnu au bataillon : trois millions d’euros pour le transfert de Nivaldo, révélation l’an passé à Belenenses, une modeste
formation de l’élite portugaise qui a surpris les observateurs en prenant la 5e place du championnat.




