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pekin2008.gif
 
Mise à jour : vendredi 18 juillet.

Qu'on le veuille ou non, le sport doit désormais reprendre ses droits à moins de 80 jours du début des Jeux Olympiques de Pékin. Et, pendant qu'on s'écharpe sur le terrain de la politique, les athlétes continuent de valider leurs billets pour la Chine. Sous-représentée dans toutes les disciplines collectives, la France n'en a pas moins déjà attribué quelques tickets définitifs. Sport de café ! vous propose donc la liste, actualisée en permanence, de tous les sportifs français qui se battront à Pékin pour une médaille. A défaut de le faire pour un monde meilleur...


Athlétisme
Sélections arrêtées au 28 juillet.

Aviron
Hommes
Jean-Baptiste MACQUET, Adrien HARDY (deux de couple)
Jonathan COEFFIC, Pierre-Jean PELTIER, Julien BAHAIN, Cédric BERREST (quatre de couple)
Erwan PERON, Laurent CADOT (deux de pointe sans barreur)
Julien DESPRES, Benjamin RONDEAU, Germain CHARDIN, Dorian MORTELETTE (quatre de pointe sans barreur)
Maxime GOISSET, Frédéric DUFOUR (deux de couple poids léger)
Franck SOLFOROSI, Guillaume RAINEAU, Jean-Christophe BETTE, Fabien TILLIET (quatre de pointe poids léger)
Femmes
Sophie BALMARY (skiff)
Inène PASCAL, Stéphanie DECHAND (deux de pointe sans barreur)


Badminton
Hommes
Erwin KEHLHOFFNER (simple)
Femmes
Hongyan PI (simple)

Boxe
Neuf qualifiés pour l'équipe de France sur les onze catégories olympiques.
Nordine OUBAALI (48 kg, mi-mouche)
Jérôme THOMAS (51 kg, mouche)
Ali HALLAB (54 kg, coq)
Khedafi DJELKHIR (57kg, plume)
Daouda SOW (60 kg, légers)
Alexis VASTINE (64kg, super-légers)
Jaoid CHIGUER (69 kg, welters)
Jean-Michel RAYMOND (75 kg, moyens)
John M'MUMBA (91 kg, lourds)


Canoë-kayak
Course en ligne :
Mathieu GOUBEL (C1 500 m, C1 1.000 m)
Arnaud HYBOIS (K1 500 m, K1 1.000 m)
Sébastien JOUVE, Vincent LECRUBIER (K2 500 m)
Philippe COLIN, Cyrille CARRE (K2 1.000 m)
Anne-Laure VIARD, Marie DELATTRE (K2 500 m femmes)


Slalom :
Fabien LEFEVRE (K1)
Tony ESTANGUET (C1)
Martin BRAUD, Cédric FORGIT (C2)
Emilie FER (K1 femmes)


Cyclisme
Course en ligne :
sélections définitives arrêtées au 21 juillet.
Hommes
Cyril DESSEL
Pierrick FEDRIGO
Rémi PAURIOL
Jérôme PINEAU
Pierre ROLLAND

Femmes
Christel FERRIER-BRUNEAU
Jeannie LONGO-CIPRELLI
Maryline SALVETAT


Contre-la-montre : deux places à attribuer chez les hommes.
Femmes
Jeannie LONGO-CIPRELLI
Maryline SALVETAT


Piste :
Hommes
Kevin SIREAU (vitesse individuelle, par équipes)
Mickaël BOURGAIN (vitesse individuelle, par équipes)
Grégory BAUGE (vitesse par équipes, keirin)
Arnaud TOURNANT (vitesse par équipes, keirin)
Fabien SANCHEZ
(poursuite individuelle, par équipes)
Nicolas ROUSSEAU (poursuite par équipes)
Damien GAUDIN (poursuite par équipes)
Christophe RIBLON (poursuite par équipes, course aux points)
Mathieu LADAGNOUS (poursuite par équipes, américaine)
Jérôme NEUVILLE (américaine)
Femmes
Clara SANCHEZ (vitesse individuelle)
Pascale JEULAND (course aux points)

VTT :
Hommes
Julien ABSALON
Jean-Christophe PERAUD
Cédric RAVANEL
Femmes
Laurence LEBOUCHER

BMX :
Hommes

Thomas ALLIER
Damien GODET
Femmes
Anne-Lise CHAUSSON
Laetitia LE CORGUILLE


Equitation

Les sélections seront officialisées le 1er mai.
Concours complet : la France est qualifiée pour le concours par équipes (5 engagés au concours individuel).

Dressage : deux qualifiés pour l'épreuve individuelle, également par équipes.

Saut d'obstacles : aucun qualifié pour Pékin.

Escrime
Epée : Trois places chez les hommes, deux chez les femmes. Par équipe hommes.
Jérôme JEANNET
Fabrice JEANNET
Ulrich ROBEIRI
Jean-Michel LUCENAY (remplaçant)
Laura FLESSEL-COLOVIC (femmes)
Hajnalka KIRALY-PICOT (femmes)


Fleuret : Deux places chez les hommes, une chez les femmes.
Erwann LE PECHOUX
Brice GUYART
Corinne MAITREJEAN (femmes)


Sabre : Trois places chez les hommes, trois chez les femmes. Par équipe hommes et femmes.
Nicolas LOPEZ
Boris SANSON
Julien PILLET
Vincent ANSTETT (remplaçant)
Léonore PERRUS (femmes)
Carole VERGNE (femmes
Anne-Lise TOUYA (femmes)
Solène MARY (femmes - remplaçante)


Gymnastique
Artistique :
Hommes
Thomas BOUHAIL
Benoît CARANOBE
Yann CUCHERAT
Gaël DA SILVA
Dimitri KARBANENKO
Danny PINHEIRO-RODRIGUES
Femmes
Marine DEBAUVE
Laëtitia DUGAIN
Katheleen LINDOR
Pauline MOREL
Marine PETIT
Cassy VERICEL

Trampoline :
Grégoire PENNES

Haltérophilie
Vencelas DABAYA (69 kg)
Benjamin HENNEQUIN (85 kg)
Giovanni BARDIS (78 kg)
Mélanie NOEL (48 kg femmes)


Handball
Hommes :
qualifiés pour Pékin.

Femmes
Valérie NICOLAS, Amandine LEYNAUD ; Camille AYGLON, Alexandra LACRABERE, Mariama SIGNATE, Sophie HERBRECHT, Christine VANPARYS, Isabelle WENDLING, Véronique PECQUEUX-ROLLAND, Nina KANTO, Paule BAUDOUIN, Stéphanie CANO, Raphaëlle TERVEL, Maakan TOUNKARA, Allison PINEAU (remplaçante).

Judo
Treize qualifiés sur les quatorze catégories olympiques. Deux catégories (-60 kg et -66 kg hommes) seront arrêtées au 6 juillet.
Hommes
Anthony RODRIGUEZ (-81 kg)
Yves-Matthieu DAFREVILLE (-90 kg)
Frédéric DEMONTFAUCON (-100 kg)
Teddy RINER (+100 kg)
Femmes
Frédérique JOSSINET (-48 kg)
Audrey LA RIZZA (-52 kg)
Barbara HAREL (-57 kg)
Lucie DECOSSE (-63 kg)
Gévrise EMANE (-70 kg)
Stéphanie POSSAMAI (-78 kg)
Anne-Sophie MONDIERE (+78 kg)


Lutte
Cinq qualifiés en gréco-romaine, un en lutte libre chez les hommes, deux chez les femmes.
Hommes
Sébatien HIDALGO (60 kg GR)
Steeve GUENOT (66 kg GR)
Christophe GUENOT (74 kg GR)
Mélonin NOUMONVI (84 kg GR)
Yannick SZCZEPANIAK (120 kg GR)
Vincent AKA (96 kg libre)
Femmes
Myriam BOUBRYAMM (48 kg)
Lise LEGRAND-GOLLIOT (63 kg)
Audrey BOKASHVILI-PRIETO (72 kg)

Natation
Hommes

Alain BERNARD (50 m NL, 100 m NL, 4x100 m, 4x100 m 4N)
Frédérick BOUSQUET (100 m papillon, 4x100 m, 4x100 m 4N)
Fabien GILOT (100 m, 4x100 m)
Pierre HENRI (400 m 4N)
Nicolas ROSTOUCHER (400 m NL, 1.500 m NL)
Sébastien ROUAULT (400 m NL, 1.500 m NL)
Hugues DUBOSCQ (100 m brasse, 200 m brasse, 4x100 m 4N)
Amaury LEVEAUX (50 m NL, 200 m NL, 4x100 m NL, 4x200 m NL)
Sébastien BODET (4x200 m NL)
Clément LEFERT (4x200 m NL)
Matthieu MADELAINE (4x200 m NL)
Christophe LEBON (100 m papillon, 200 m papillon)
Simon DUFOUR (200 m dos)
Pierre ROGER (200 m dos)
Julien NICOLARDOT (200 m brasse)
Grégory MALLET (4x100 m)
Boris STEINMETZ (4x100 m)
Benjamin STASIULIS (4x100 m 4N)
Femmes
Alena POPCHANKA (100 m papillon, 100 m NL, 4x100 m, 4x100 m 4N, 4x200 m)
Aurore MONGEL (100 m papillon, 200 m papillon, 200 m NL, 4x200 m)
Camille MUFFA (200 m 4N, 400 m 4N, 4x200 m)
Joanne ANDRACA (400 m 4N)
Coralie BALMY (400 m NL, 800 m NL, 4x200 m)
Laure MANAUDOU (100 m dos, 200 m dos, 400 m NL, 4x100 m 4N)
Alexiane CASTEL (100 m dos, 200 m dos)
Céline COUDERC (50 m NL, 4x100 m NL, 4x200 m NL)
Ophélie-Cyrielle ETIENNE (200 m NL, 4x100 m, 4x200 m)
Cylia VABRE (200 m 4N)
Malia METELLA (50 m NL, 100 m NL, 4x100 m, 4x100 m 4N)
Sophie DE RONCHI (200 m brasse, 4x100 m 4N)
Sophie HUBER (800 m NL)
Magali ROUSSEAU (200 m papillon)
Hanna SHCHERBA-LORGERIL (4x100 m)

Plongeon :
Claire FEBWAY (haut-vol femmes)
Audrey LABEAU (haut-vol femmes)


Natation synchronisée :
Apolline DREYFUSS, Lila MEESSEMAN-BAKIR

Pentathlon
Hommes
Jean-Maxence BERROU
John ZAKREWSKI

Femmes
Amélie CAZE

Taekwondo
Sélections arrêtées au 21 juillet. Deux quotas de qualification pour la France pour l'instant (+80 kg hommes et +67 kg femmes).

Tennis
Hommes
Paul-Henri MATHIEU
Gaël MONFILS
Gilles SIMON
Michaël LLODRA
Femmes
Alizé CORNET
Tatiana GOLOVIN
Virginie RAZZANO
Mary PIERCE

Tennis de table
Seulement 17e au classement mondial dévoilé par la Fédération international, la France n'a pas réussi à se qualifier pour la compétition olympique par équipes malgré la présence de trois de ses représentants dans le tableau final en simple. Réserviste, elle doit désormais prier pour qu'une équipe se désiste avant le grand raout du mois d'août.
Hommes
Christophe LEGOUT (simple)
Patrick CHILA (simple)
Damien ELOI (simples)
Femmes
Xian YI FANG (simple)


Tir
Hommes
Stéphane CLAMENS (fosse olympique)
Yves TRONC (fosse olympique)
Franck DUMOULIN (pistolet 10 m, pistolet 50 m)
Walter LAPEYRE (pistolet 10 m)
Josselin HENRY (10 m carabine à air, carabine 50 m 3 positions, carabine 50 m couché)
Valérian SAUVEPLANE (carabine 50 m 3 positions, carabine 50 m couché)
Anthony TERRAS (skeet)

Femmes
Delphine RACINET (fosse olympique)
Brigitte ROY (pistolet 10 m, pistolet 50 m)
Stéphanie TIRODE (pistolet 10 m, pistolet 25 m)
Laurence BRIZE (carabine 10 m, carabine 50 m 3 positions)
Marie-Laure GIGON (carabine 10 m, carabine 50 m 3 positions)
Véronique GIRARDET (skeet)


Tir à l'arc

Sélections arrêtées au 22 mai. Un quota individuel chez les hommes, trois quotas individuels chez les femmes, un par équipes.
Hommes
Romain GIROUILLE
Femmes
Bérangère SCHUH
Sophie DODEMONT
Virginie ARNOLD

Triathlon
Sélections arrêtées au 15 juin (classement ITU). Trois quotas chez les hommes. Deux quotas chez les femmes.
Hommes
Frédéric DELAUBRE
Tony MOULAI
Laurent VIDAL
Femmes
Carole PEON
Jessica HARISSON

Voile
Hommes : Planche à voile, Laser, 470, Star.
Julien BONTEMPS (planche à voile)
Jean-Baptiste BERNAZ (Laser)
Nicolas CHARBONNIER, Olivier BAUSSET (470)

Pascal RAMBAUD, Xavier ROHART (Star)

Femmes :
Planche à voile, Laser, 470.
Faustine MERRET (planche à voile)
Sarah STEYAERT (Laser)
Gwendolyn LEMAITRE, Ingrid PETITJEAN (470)


Mixte : Finn, 49er, Tornado, Yngling.
Guillaume FLORENT (Finn)
Emmanuel DYEN, Yann ROCHERIEUX (49er)
Xavier REVIL, Christophe ESPAGNON (Tornado)
Julie GERECHT, Anne LE HELLEY, Catherine LEPESANT (Yngling)
Anne LE HELLEY, Catherine LEPESANT, Julie GERETZ (Yngling)


Volley
Beach-volley : sélections arrêtées au 21 juillet.
Jeudi 3 juillet 2008
par B.R. publié dans : Avant-match
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parisvolley.jpgChaque saison c'est pareil. Mais on ne s'y fait jamais vraiment... Car cette année encore, la CEV (Confédération européenne de volley) continue de faire fi de toute logique sportive en qualifiant n'importe qui pour le Final Four de la Ligue des champions, pendant que toutes les autres équipes en décousent au cours de playoffs sanglants. Pas vraiment le schéma le plus lisible pour les fans alors que les instances déplorent le manque de couverture médiatique de leur compétition phare.

L'heureux élu cette année est Polonais : tout juste 2e du groupe B, avec quatre victoires pour deux revers, Belchatow accueillera en effet les trois rescapés pour un ultime tournoi à quatre à la fin du mois prochain. Pendant que le Panathinaïkos, qui l'a pourtant deux fois dominé durant le 1er tour, se coltinera lui au minimum deux tours de phase finale avant de pouvoir prétendre le rejoindre. Un peu confus quand même...

C'est peut-être ce qui empêche la discipline de toucher un peu plus le public. Et ce qui fera presque passer inaperçu le duel "patricide" entre l'AS Cannes et le Paris Volley, les deux engagés français dans l'épreuve, dont la première manche se déroulera ce mercredi soir du côté de la capitale. Un choc au sommet équivalent à un OL-OM en 8e de finale de la Champions League.

Champions de France en titre, les Parisiens, qui se sont déjà imposés au plus niveau européen (C1 2001) pourraient partir avec un petit avantage. D'autant qu'ils règnent en ce moment sur le territoire national (leader de Pro A, deux places de mieux que les Cannois). Mais ils devront se méfier : même si Laurent Tillie, le coach adverse, reconnaît que ses joueurs compteront un peu moins d'expérience, Cannes a réussi jusqu'ici un meilleur parcours sur le reste du continent. Premiers du groupe A devant Cunéo, les Azuréens n'ont goûté qu'une fois la défaite, allant même jusqu'à infliger un lourd 3-0 aux furieux Grecs de Salonique. Beaucoup plus classe que le laborieux parcours du Paris Volley, battus à trois reprises et qualifié d'extrême justesse à la faveur d'un succès chez un Dynamo Moscou déjà qualifié lors de l'ultime journée.

Reste en fait à savoir de quelles tactiques useront les techniciens respectifs. Qui connaîtront les ficelles de leurs adversaire sur le bout des doigts d'ici mardi prochain, date du retour européen. Car samedi, en guise de trou normand, Paris et Cannes s'affronteront. Cette fois en championnat. On en frôlerait l'indigestion.
Mercredi 13 février 2008
par B.R. publié dans : Avant-match
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opengazdefrance.jpg
Il semblerait  que le tennis soit à nouveau glam rock. Et la nouvelle génération du circuit féminin y est pour beaucoup. Autant l'avouer, la vision des nymphettes en jupettes a toujours dégagé un certain pouvoir de séduction chez les amateurs de petites balles jaunes. Plutôt frustrés sous le règne des frappeuses Davenport ou Mauresmo, qui avaient éradiqué toute trace de féminité sur le circuit WTA (Kournikova ou Hingis ont rapidement jeté l'éponge...). C'était avant l'avénement de la Russie. Une nation habituée à tout rafler chez les filles, mais qui ne s'était pas encore intéressé au tennis. Dans son sillage, l'ex-Union Soviétique a entraîné ses anciens affidés du Pacte de Varsovie, et toute l'Europe de l'Est est passé sur le court. Résultat : un défilé incessant d'adolescente scupturales. Et qui savent jouer de leurs charmes.

Maria Sharapova, de nouveau au top après son succès à Melbourne, peut jouer les ingénues, mèche sur le visage et discret sourire candide, devant les caméras du monde entier pour son retour en Fed Cup, la n°3 mondiale connaît la valeur de son image. C'est même son principal atout de négociation au moment de monnayer son inscription aux tournois en Asie. Tout comme Ana Ivanovic, brune incendiaire révélée en juin dernier au grand public à l'occasion d'un karaoké sur France 2, où la Serbe se déhanchait en reprenant Diana Ross (la vidéo de l'émission Un jour à Roland continue son bonhomme de chemin sur le Net...). Son site personnel anaivanovic.com, traduit en plusieurs langues et qui propose évidemment tout un merchandising autour de la jeune championne, n'est, lui, rien moins, selon l'annonce en page d'accueil, que "le plus visité de tous les sites d'athlètes féminines". Le business est lucratif. Mais ultra-concurrentiel. Une autre génération fourbit déjà ses armes. Avec là aussi de jolis arguments, comme pourra les découvrir le public du 16e Open Gaz de France de Paris, qui débute ce lundi à Pierre-de-Coubertin, grâce à la Hongroise Agnes Svazay, la Russe Anna Chakvetadze ou la Biélorusse Victoria Azarenka. Et de constater que souvent la réalité est plus fade que sur papier glacé.
Samedi 2 février 2008
par B.R. publié dans : Avant-match
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afsudfan.jpgPlus que vingt-quatre heures... Une petite journée avant de découvrir les merveilles du foot africain à l'occasion d'un Ghana-Guinée déjà décisif pour l'hôte de cette 26e Coupe d'Afrique des nations. Une épreuve convoitée par les quatre pensionnaires du groupe D, peut-être le plus homogène et le plus ouvert des quatre. De la Tunisie à l'Angola, deux des représentants du continent durant le dernier Mondial allemand, en passant par le Sénégal et l'Afrique du Sud, chacun a, au moins sur le papier, les moyens de dicter sa loi. Rapport de force...
Lire la suite...


Tunisietunisieflag.png
Le règne tunisien de Roger Lemerre, qui avait réussi à mener les Bleus sur le toit de l'Europe avant d'exploser en vol durant la Coupe du monde en Corée du Sud, ne pouvait mieux commencer : après deux échecs en finale, en 1965 et 96, les Aigles de Carthage remportent sous sa direction la finale de la CAN 2004 aux dépens des rivaux marocains. Si "Rogégé" est le premier entraîneur à doubler Euro-Coupe d'Afrique, les Tunisiens, eux, s'affirment comme l'une des équipes majeures de leur confédération. En attestent leurs participations aux trois dernières Coupes du monde. Où ils n'ont toutefois jamais pu réitérer leur performance de 1978, date de leur unique victoire (3-1 contre le Mexique) dans l'épreuve. Eux qui ambitionnent de représenter à nouveau le continent lors du Mondial sud-africain dans deux ans doivent marquer les esprits. Quoi de mieux que de finir en tête d'un groupe compliqué comme celui-ci ?

En vedette : Francileudo Santos
Drôle d'histoire que celle de ce petit bonhomme venu de Zé Doca. Car rien ne prédestinait le Brésilien à évoluer un jour au niveau international. Loin des standards en vigueur dans son pays d'origine, il est ainsi obligé, comme nombre de ses compatriotes, s'exporter ses talents dans un championnat mineur. Certains héritent d'une place dans une équipe vraiment pittoresque. Lui a la chance, après un échec au Standard de Liège, de signer à l'ES Sahel, l'un des ténors du foot de club africain (4e du dernier Mondial des clubs). Il rebondit ensuite à Sochaux puis signe à Toulouse. Où il ne trouvera cependant jamais ses marques. En panne d'attaquants, la Tunisie lui propose dès 2000 d'enfiler la tunique rouge et blanche. Premier refus. Lorsque les dirigeants reviennent à la charge en 2003, Santos hésite. Avant de céder. Et de devenir le meilleur buteur tunisien de l'histoire (29 réalisations, série en cours). Reste un cas qui a mis en branle tout le service juridique de la FIFA, bien décidée à empêcher à l'avenir de voir débarquer dans toutes les équipes une flopée de Brésiliens sans lien direct avec leur nouveau pays...

A suivre : Chaouki Ben Saada

Retenu pour la première fois avec les Aigles de Carthage en mars 2005, Ben Saada n'était pas de l'aventure un an plus tôt. Ce qui ne l'empêche pas de possèder un petit pedigree international. Car le Bastiais a déjà été sacré... champion du monde. Des moins de 17 ans, en 2001, avec l'équipe de France. Toujours retenu dans les différentes équipes de jeunes au niveau hexagonal, l'attaquant n'a jamais confirmé au plus haut niveau. Pas même en L1, lui qui n'a toujours pas quitté le SC Bastia. A presque 24 ans, il n'est déjà plus un espoir. Il lui en reste un dernier pour espèrer meilleur sort : briller au Ghana.

La stat qui tue : 2e
On l'a dit : la Tunisie s'est imposée ces dernières années comme l'un des favoris en Afrique. Autant dire qu'on ne donnait pas cher de ses adversaires,  Soudan, Seychelles et Ile Maurice, à l'occasion des qualifications pour la CAN. Un match nul d'entrée chez les Mauriciens a pourtant changé la donne. Et les Tunisiens, battus à Khartoum lors de la dernière journée, de finalement arracher leur qualification de justesse. Une grosse frayeur quand même.

La cote : 18/1

Angolaangolaflag.gif
Qui l'eut cru ? Battus 3-1 en déplacement par le Tchad le 12 octobre 2003, l'Angola était loin, très loin d'imaginer la suite de son aventure. Le 1er tour des qualifications africaines était à peine débuté que les Palancas Negras semblaient condamnés à l'élimination. Plutôt logique pour une sélection peu considérée même sur son continent. Elle qui n'avait jamais franchi le 1er tour de la CAN en deux petites participations allait pourtant réaliser l'un des exploits les plus énormes de l'histoire du foot africain en décrochant, deux ans après le cauchemar de N'Djamena, son billet pour l'Allemagne, au nez et à la barbe du Nigeria. Durant la Coupe du monde, l'Angola parviendra d'ailleurs à tenir tête au Mexique (0-0), à l'Iran (1-1) et au Portugal (0-1). Depuis, ses joueurs font les beaux jours des amateurs de PES, intégrés il y a deux ans par le développeur Konami au plus populaire des jeux de football. Une forme de consécration...

En vedette : Manucho Gonçalves
En l'absence de Fabrice Akwa, détenteurs des records de sélections et du nombre de buts, c'est un autre attaquant, d'ailleurs détenteur du trophée... Akwa (décerné au meilleur marqueur du championnat angolais) qui pourrait briller sur les terrains ghanéens. Car le grand (1,88 m) Manucho est passé cet hiver dans une autre dimension en paraphant son contrat avec Manchester United. A presque 25 ans, le tout frais international angolais a su convaincre Alex Ferguson, qui lui avait offert sur les recommandations de son adjoint Carlos Queiroz un essai de trois semaines. Ne lui reste plus qu'à multiplier les apparitions en équipe nationale : il ne compte en effet pas encore assez de sélections pour se voir attribuer un permis de travail en Angleterre.

A suivre : Loco

Il avait marqué la Coupe du monde en arborant une coiffure inspirée de celle de Ronaldo lors du Mondial 2002. Une fantaisie capillaire qui a fait le bonheur des télés du monde entier. Mais qui n'a pas offert au défenseur angolais la carriière dont il rêvait : deux ans après l'épopée allemande, Loco évolue toujours au pays. La CAN lui servira-t-elle à enfin se faire remarquer par les recruteurs étrangers ? Dommage que cela dépende uniquement de son coiffeur...

La stat qui tue : 15

Les bookmakers en auraient mangé leurs statistiques. Pas un n'avait déjà parié sur une qualification de l'Angola à la Coupe du monde. Alors, imaginer les Palanca Negras en huitièmes de finale... Ils l'auront pourtant virtuellement été l'espace d'un quart d'heure à la faveur du but de Flavio contre l'Iran. Après avoir résisté à l'ancien colonisateur portugais et avoir tenu en échec le Mexique, un succès faces aux Perses était en effet suffisant. Mais l'Iran réussit finalement à égaliser, laissant l'Angola à ses rêves de grandeur. L'exploit du siècle est passé près...

La cote : 40/1

Afrique du Sud
afsudflag.jpgSepp Blatter l'avait promis : c'était cette fois au tour de l'Afrique d'accueillir la Coupe du monde. Tant pis pour le Maroc et la Libye, comme souvent, c'est l'Afrique du Sud qui a eu le dernier mot. Reste qu'à deux ans du grand rendez-vous, les Bafana Bafana semblent loin d'être prêts. Absents en Allemagne, ils ont en effet eu toutes les peines du monde à arracher leur place pour la CAN, finalement qualifiés malgré leur 2e place derrière la Zambie en qualifications. Il leur faudra semble-t-il encore pas mal d'appuis politiques pour réussir à retrouver leur rang, eux qui avaient pourtant remporté la compétition voilà douze ans. Une époque bénie qui semble quand même révolue.

En vedette : Steven Pienaar
On était resté sur une sélection composée de représentants des meilleurs équipes en Europe. C'est fini. Plus de McCarthy, ni même de Pierre Issa. Et le leader de l'équipe sud-africaine, c'est désormais Steven Pienaar, talentueux milieu d'Everton. Où il a su retrouver le rythme qui avait fait de lui l'un des plus sûrs espoirs de l'Ajax Amsterdam voilà quelques saisons, avant de se fourvoyer à Dortmund, qui a bien tenté d'en faire le successeur de Tomas Rosicky. Au Ghana, Pienaar essaiera donc de se remettre sous les feux de la rampe. Le temps presse au moins pour son pays.

A suivre : Tumelo Nhlapo

Pas encore 20 ans, en attente de sa première sélection, le défenseur du Celtic de Bloemfontein est à l'image de la relève sud-africaine : plutôt incertaine. Et pas vraiment très cotée. A découvrir...

La stat qui tue : 78
Elle qui avait réussi à intégrer le top 20 mondial voilà dix ans a pas mal reflué depuis... Et l'Afrique du Sud n'est désormais que la 78e nation au classement FIFA. Les supporters n'ont qu'une seule crainte : être le premier pays organisateur à sortir dès le 1er tour de sa Coupe du monde. Carlos Alberto Parreira a du pain sur la planche...

La cote : 30/1

Sénégal
senegalflag.gifLes Lions de la Teranga étaient pourtant appelés à règner : finaliste de la CAN 2002, quart de finaliste du Mondial la même année, Bruno Metsu et ses joueurs avaient tout pour révolutionner un continent qu'ils avaient décomplexé à la faveur d'une victoire de prestige en ouverture de la Coupe du monde face au tenant du titre français. Mais voilà, le Sénégal n'a pas confirmé, éliminés sans gloire par le Togo dans la course à l'Allemagne. En Coupe d'Afrique, l'équipe reste toutefois sur une 4e place il y a deux ans. Elle qui a au moins atteint les quarts de finale à chaque reprise depuis 2000 rêve d'enfin aller jusqu'au bout. C'est l'année ou jamais pour toute une génération.

En vedette : El Hadji Diouf
Longtemps catalogué éternel espoir, l'attaquant de Bolton aurait fait oublié son âge. Car à 27 ans, Diouf est en pleine force de l'âge. Le départ d'Anelka pour Chelsea pourrait lui permettre de prendre les commandes offensives dans son club. Et de l'exposer aux mêmes responsabilités qu'en sélection, où Henri Kasperczak en a fait depuis longtemps son option n°1. La France l'a un peu oublié, mais Diouf reste capable de coups d'éclats. Mais aussi de coups de sang. Reste à savoir quel visage il préférera montrer au Ghana. Où le Marseillais Niang pourrait lui aussi exploser.

A suivre : Babacar Gueye

En net reflux depuis quelques saisons, le centre de formation du FC Metz est encore capable de sortir quelques pépites. On ne connaît certes pas encore exactement la valeur de Babacar Gueye, mais le milieu lorrain suscite déjà les convoitises. A 21 ans, il peut se targuer d'avoir retenu l'attention de Marseille par exemple. A moins qu'un joli parcours au Ghana ne lui ouvre tout grand les portes de l'Angleterre, désormais destination privilégiée des footballeurs de Dakar.

La stat qui tue : 9

Un temps considéré comme une équipe de France bis, le Sénégal ne compte désormais que neuf joueurs évoluant dans l'Hexagone. Soit seulement deux de plus que les Anglais.

La cote : 14/1
 
Samedi 19 janvier 2008
par B.R. publié dans : Avant-match
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camerounfan.jpgA la Coupe d'Afrique, il y a des groupes de la mort. Et il y a la poule C. Qui compte certes deux des trois derniers vainqueurs. Mais aussi deux des plus grosses cotes de la compétition. D'où l'impression que tout semble joué d'avance : Egypte, Cameroun d'un côté, Zambie, Soudan de l'autre... Deux mondes, au moins au niveau football. A moins d'un incroyable retournement de situation. Sur lequel on ne parierait quand même pas notre chemise. Ni même notre caleçon. Présentation.
Lire la suite...


Egypteegyptflag.gif
Etonnant... N°1 incontesté en Afrique (avec cinq trophées, elle détient le record du nombre de victoires en Coupe d'Afrique), l'Egypte ne pèse pourtant pas grand-chose hors du continent : une participation à la Coupe du monde 1934, une autre au Mondiale 90. Et basta... Loin, très loin des 21 Coupes d'Afrique des nations auxquelles elle a pris part (un autre record). Une situation paradoxale mise en exergue voilà deux ans quand les Egyptiens s'imposaient chez eux en finale de la CAN face à... la Côte d'Ivoire, qui les avaient privé quelques mois auparavant du voyage en Allemagne. Pas de Mondial en perspective cette fois : une situation qui convient parfaitement aux Pharaons, décidés à confirmer  leur règne africain et à imiter le Cameroun, leur adversaire du groupe C, dernière équipe à avoir réalisé le doublé en 2002.

En vedette : Ahmed Hassan
L'Egypte dispose sans conteste du meilleur championnat en Afrique. Une compétition structurée et dont les représentants ont l'habitude de briller sur la scène continentale. Où le niveau est cependant encore très loin de valoir celui en Europe. Et c'est bien le problème de la sélection égyptienne, composée en majeure partie de représentants de la Première ligue locale puisque seuls Said (Ankaragücü), Zidan (Hambourg), Shawky (Middlesbrough) et Hassan (Anderlecht) évoluent sur le Vieux continent. Plus forcément pour très longtemps pour le capitaine égyptien, 33 ans, qui devrait rejoindre Zamalek rapidement. Lui qui avait été élu meilleur joueur de la CAN 2006 n'avait finalement pas retenu l'attention de Newcastle ou de Fulham, un temps intéressés. Et était resté à Bruxelles, où il joue depuis maintenant trois ans. Avec plus de 120 sélections, Hassan est un monument au pays. Certes pas aussi grand que les pyramides. Quoi qu'avec un nouveau titre, il s'en rapprocherait un peu...

A suivre : Ahmed El-Mohamadi

A 21 ans, El-Mohamadi est l'avenir de la sélection. Considéré comme l'un des plus sûrs espoirs nationaux, le jeune ailier droit (qui peut également évoluer en défense) suscite les convoitises. Du moins en Egypte... Lui qui évolue pour l'instant dans les rangs de l'ENPPI (formation du consortium national pétrolier) pourrait bientôt s'engager avec Al-Ahly. En attendant mieux ? Certains affirment que le Real Madrid lui-même se serait renseigné après son excellente performance lors de la CAN espoirs l'année dernière. A voir : on annonce désormais un peu n'importe qui même chez les plus grands...

La stat qui tue : 3 contre 1
On l'a vu en 2006 : devant son public, l'Egypte est intouchable. Elle l'a confirmé durant la campagne de qualification en remportant ses trois matches à la maison. A l'extérieur en revanche... Même face à la Mauritanie, au Botswana ou au Burundi, ses adversaires au tour précédent, l'Egypte n'est pas parvenue à décrocher le moindre succès. Et comme la CAN se joue cette année au Ghana...

La cote : 18/1

Camerouncameroonflag.gif
Les Lions se sont faits dompter... Eux qui ont survolé la concurrence durant plus de dix ans en Afrique sont restés à quai lors du dernier Mondial. Une première depuis 1986 ! Dominés durant les qualifications par les Ivoiriens (malgré un succès 3-2 chez les Eléphants lors de l'avant-dernière journée), les Camerounais ont à nouveau subi la loi des hommes de Didier Drogba en quart de finale de la CAN. Reste que ces deux échecs sont surtout symboliques. Car il n'avait pas manqué grand-chose aux Lions indomptables pour que la balance penche en leur faveur (un pénalty manqué, un tir au but de moins). A eux de confirmer leur statut au Ghana où ils brigueront rien moins qu'un cinquième titre continental.

En vedette : Samuel Eto'o
Rien que pour ça, le Cameroun sera toujours dangereux. Car Eto'o fils est ce que l'on appelle une arme fatale. Voire un franchise player selon les critères NBA. Sélectionné pour la première fois à l'âge de 15 ans, le buteur du Barça entame donc sa douzième année avec les Lions indomptables. Pa mal à même pas 27 ans... Refusé par le centre de formation du Havre, Eto'o avait pu rebondir en rejoignant les équipes de jeunes du Real Madrid. Qui ne lui fera pourtant jamais confiance. Grosse erreur puisqu'il lui en garde toujours maintenant une énorme rancoeur. Et qu'il se fait un malin plaisir de le punir à chaque occasion avec Barcelone. Qui a d'ailleurs perdu pas mal de sa superbe dès qu'il s'est vu privé de son attaquant (deux blessures pour un total de neuf mois d'absence). Il valait 60 millions avant ses pépins physiques. A en juger par son retour tonitruant cet hiver, sa cote n'a pas dû beaucoup bouger. Déjà double vainqueur de la CAN, le meilleur buteur de la précédente édition remonte la pente à vitesse grand V. Y'a de la revanche dans l'air...

A suivre : Alexandre Song

Malgré pas mal de conflits, le football africain doit quand même pas mal au SC Bastia. Et réciproquement. Lancé dans le grand bain par François Ciccolini à même pas 18 ans, Alexandre Song Billong n'a pas tardé à se faire remarquer. Que du beau linge : Manchester, Lyon étaient sur les rangs. Mais c'est Arsenal qui a arraché le morceau à la faveur d'un essai estival qui a fini de convaincre Arsène Wenger. Qui ne l'a pourtant jusqu'ici utilisé qu'avec parcimonie (une dizaine de matches en trois saisons). Certains ont quitté les Gunners pour moins que ça. Pas Alexandre Song, prêté l'année dernière à Charlton, qui continue de progresser tranquillement. Même s'il comptera sur la CAN pour donner un petit coup d'accélèrateur à sa carrière. Il sera là-bas bien entouré, avec son "tonton" Rigobert : l'ancien défenseur de Lens, désormais à Galatasaray et lui aussi du voyage au Ghana, est en effet l'oncle du jeune Alexandre.

La stat qui tue : 100.000

L'Afrique s'y met aussi puisque les joueurs du Cameroun se sont vus promettre pas moins de 100.000 euros par tête de type en cas de succès final au Ghana. De quoi trouver la motivation nécessaire pour la plupart. Pour Eto'o en revanche, cela ne représente même pas une semaine de salaire au Barça...

La cote : 5,5/1

Zambie
zambieflag.gifIls n'étaient pas nombreux à pronostiquer une qualification de la Zambie au soir du 8 octobre 2006. Battus 0-1 à domicile par l'Afrique du Sud, les Chipolopolo semblaient condamnés à errer à l'ombre des cadors du continent. Jusqu'au miracle du Cap (voir ci-dessous) et une victoire 3-1 en Afrique du Sud. Les Zambiens s'emparaient de la première place du groupe 11 et se qualifiaient pour leur treizième phase finale. Où ils n'ont toutefois plus brillé depuis 1994.

En vedette : Chris Katongo
Le héros national est également l'un des seuls à évoluer hors du continent. Lui qui joue désormais du côté de Brondby, au Danemark, restera pendant longtemps comme celui qui a fait plier à lui seul (ou presque) le géant sud-africain. Un succès 3-1 le 9 septembre dernier marqué par un incroyable coup du chapeau en moins de trente minutes. De quoi laisser dubitatif Carlos Alberto Parreira, entraîneur brésilien champion du monde en 1994 embauché par les Bafana Bafana en prévision du Mondial 2010. Qui découvrira quand même la Coupe d'Afrique, les deux équipes ayant finalement décroché leur billet pour le Ghana.

A suivre : Jacob Mulenga

L'ancien attaquant de Châteauroux, désormais licencié au RC Strasbourg sera le seul représentant du championnat de France dans les rangs Chipolopolo. Les Alsaciens ont flashé sur son physique de déménageur (1,86m, 80 kg). Qui ne lui a pourtant pas assuré un rôle régulier en L1. Lui qui va fêter ses 23 ans en février n'est pas encore parvenu à s'y imposer.

La stat qui tue : 2
La Zambie porte encore les stigmates du drame de 93, qui avait vu l'ensemble de la sélection disparaître dans un accident d'avion. Alors à la lutte pour la qualification à la Coupe du monde aux Etats-Unis, le pays avait réussi à réunir quelques joueurs de plus pour l'ultime rencontre au Maroc. Perdue 1-0 dans des circonstances particulières (un pénalty refusé notamment). Il était dit que l'âme des disparus souffleraient sur leurs survivants. Car, même avec une équipe de bric et de broc, la Zambie créait LA sensation de la CAN 94 en atteignant rien moins que la finale après un parcours insensé, seulement vaincue par le Nigeria (1-2), alors n°1 sur la scène africaine.

La cote : 75/1

Soudan
soudanflag.gifIl était un temps où le Soudan dominait l'Afrique. C'était en 1970, l'apogée des Faucons du désert, sacrés après deux finales perdues en 59 et 63. Un trophée donc... et puis plus rien. Car les Soudanais ne s'étaient plus qualifiés pour une phase finale depuis 1976. Et on ne s'attendait pas vraiment à les retrouver cette année à ce niveau, dominés qu'ils auraient dû être par la Tunisie. Mais voilà, le Soudan a fait le boulot face aux Seychelles et à l'ïle Maurice, avant de surprendre les hommes de Roger Lemerre 3-2 lors de la dernière journée. Et de prendre la première place du groupe. Pas sûr qu'ils réitèrent toutefois leur performance au Ghana...

En vedette : Faisal Agab
Le milieu offensif et capitaine d'Al-Merrikh détient le record du nombre de buts marqués par un Soudanais dans les compétitions africaines. Normal, il a quand même 38 ans.

A suivre : ?

A moins d'avoir déjà suivi une rencontre du championnat local, impossible de déterminer un joueur en particulier (soyons honnête, nous n'en connaissons pas un seul). A découvrir. Ou pas.

La stat qui tue : 2

23 joueurs donc dans l'effectif soudanais, et à peine deux clubs représentés : Al-Hilal et Al-Merrikh, deux équipes de Khartoum inconnues au bataillon. Ce n'est pas vraiment ça qui va nous éclairer...

La cote : 200/1
Vendredi 18 janvier 2008
par B.R. publié dans : Avant-match
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